Sarkozy au confessionnal

Après la pluie le beau temps ; ou l’éclaircie avant l’orage. Ce matin, après le débat de l’entre deux-tours, Nicolas Sarkozy délaisse la politique et se confesse sur RTL, révélant l’image de Monsieur Tout le monde qu’on ne lui connaissait pas.
Quand il s’agit d’évoquer sa vie personnelle, et notamment son enfance, il tient des propos pour le moins croustillants, surtout en parlant chouquettes :

Je n’aime que la glace café et le matin, pour me faire plaisir, y a des chouquettes. C’est un souvenir d’enfance : le matin quand j’allais à l’école, j’avais des pantalons courts et mon cartable sur le dos, je demandais 100g de chouquettes, c’était mon petit déjeuner. La boulangère, qui était très belle, me mettait 100g dans un petit sac en papier.

Quand j’étais tout petit je vivais chez mon grand-père. Le jeudi on allait faire une grande promenade, et c’est comme si j’allais au bout du monde.
En sortant du métro, il me prenait par la main et on allait au premier café. Pas le deuxième, le premier !  Il disait: « Un noir pour moi, et pour le petit une orange pressée. » Voilà mon premier souvenir.

Sans oublier qu’à lui aussi il faut faire un schéma des boutons de la télécommande :

Même un truc aussi simple que se mettre sur le câble avec la télévision et les 3 télécommandes… Si vous saviez que je dois marquer sur un p’tit papier les différentes manœuvres pour m’en servir ! Et si Carla n’est pas là, alors j’ai un vrai problème […] Et alors quand vous avez l’idée de mettre un DVD pour un film, le lendemain pour retrouver le câble ça met une demi-heure !

Puis, l’achat de son premier vélo à 14 ans, et le maillot « particulièrement grotesque » qui allait avec, le laisse tout chose. Entre coups de cœur et anecdotes, une lueur de philosophie, avec un brin de nostalgie sans doute, éclaire le plateau ; Sarkozy aborde le temps qui passe, et les souvenirs qui l’en imprègnent :

Je me demande pourquoi je me souviens de ça. On s’aperçoit avec la vie qui passe qu’on se souvient de choses, sans que vous les ayez choisies…

Émouvant discours qui n’est pas sans rappeler les confessions de Valérie Trierweiler sur son compagnon (tel l’amour hollandais pour le beurre, ainsi que la fâcheuse habitude de laisser les placards ouverts). Surtout, cette interview change de l’ordinaire du Président de la République ! On dirait – presque – l’homme de la rue.

Source : http://lelab.europe1.fr/t/apres-le-debat-nicolas-sarkozy-parle-chouquettes-et-telecommande-2277

À propos de Alexandre Cohen

Etudiant en médecine et journaliste en herbe. Suivez-moi sur Twitter !

Publié le 3 mai 2012, dans Buzz, Société. Bookmarquez ce permalien. Poster un commentaire.

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