Aidez la science sans dépenser un sou !

Ecologie : le changement, c’est maintenant !

Si vous avez toujours rêvé d’apporter votre pierre à l’édifice scientifique, sans pour autant être docteur ès sciences et posséder un labo ultra-sophistiqué, l’initiative Vigie Nature du Muséum National d’Histoire Naturelle est faite pour vous. Reconduite pour la sixième année, Vigie Nature est un programme participatif basé sur le volontariat qui permet à chacun d’aider la science dans son entreprise de conservation des espèces.

Le principe ?

Mettre la main à la pâte ! Votre mission consiste à aider les biologistes à recenser la faune et la flore de France ; en particulier le programme est axé sur la préservation des insectes pollinisateurs et des plantes sauvages en milieu urbain.

Par exemple, en adhérant au programme Spipoll, disponible aussi bien sur smartphone que sur PC, vous n’avez qu’à compter les insectes pollinisateurs, répertorier le lieu d’observation, et prendre des photos, si possible.

A quoi ça peut bien servir ? 

Ces programmes coordonnés fournissent de précieuses données sur l’état de santé des écosystèmes. Traitées et collectées par des scientifiques, qui n’ont pas les moyens d’être sur tous les terrains, les informations renseignent sur les conséquences de la pollution et du réchauffement climatique.  Surtout, ils permettent d’apprécier si les mesures de sauvegarde déployées s’avèrent efficaces, et d’en quantifier l’efficacité ; voire également d’envisager de nouvelles cibles d’action en fonction des priorités.

Au secours des libellules (et autres animaux)

La veille écologique est un sujet qui a le vent en poupe, étant donnés les ravages de l’industrialisation sur l’environnement. En particulier, la politique de lutte contre les moustiques (insecticides hyper toxiques et suppression des zones humides) est une des causes de la disparition préoccupante des odonates, famille d’insecte comprenant les zygoptères (demoiselles) et les anisoptères (libellules).
Sans que personne ne s’en étonne (la faute à l’environnement urbain ?), les libellules sont en effet menacées d’extinction à court terme, ainsi que de nombreuses espèces de papillons, de scarabées, et autres insectes saproxyliques (qui décomposent le bois). On ne croise plus autant de libellules qu’autrefois, et si le problème est grave, c’est que les libellules étaient là bien avant les dinosaures… (la libellule géante Meganeura s’évertuait déjà dans les airs au carbonifère, vers 360 millions d’années !). D’autre part, le phénomène de disparition des insectes prend la dimension d’une crise écologique, au sens où il concerne différentes milieux et à l’échelle planétaire.

Les abeilles, autre exemple, sont actuellement menacées de disparition (la faute, en outre, aux pesticides et aux ondes électromagnétiques qui perturbent leur danse). Actuellement, sans qu’on ne sache avec certitude pourquoi, elles ne perdurent paradoxalement qu’en ville, sur les terrains en friche. Or l’enjeu de la préservation des abeilles est crucial : sans elles, les 3/4 de l’humanité meurent de faim, faute de pouvoir assurer la pollinisation des ressources agricoles.

« L’avenir de la nature est notre avenir, et si elle nous fait défaut, nous défaillirons à notre tour » assène Janez Potocnik, Commissaire de l’UE pour l’environnement.

Une idée qui nous implique

Bien qu’un changement global résulte d’une prise de conscience des politiques, chacun d’entre nous peut faire quelque chose pour remédier aux dérèglements écologiques. S’adonner à la science participative, très en vogue outre-atlantique, est un geste véritablement écocitoyen – plus encore que de rouler en Vélib’ – et d’un passe-temps ludique et intelligent : au détour d’une promenade champêtre, à la campagne ou en montagne, vous découvrirez  les joies de la science. A savoir qu’au terme de ce programme (fin de la belle saison), les différences entres coléoptères (scarabée), diptères (mouche), hyménoptères (abeille) et lépidoptères (papillon) n’auront plus de secret pour vous ! De même, étape par étape, les programmes de Vigie Nature nous en apprennent davantage sur la reproduction des plantes à fleurs, un sujet délaissé à l’école au profit de considérations théoriques sur la biologie cellulaire, qui à l’heure actuelle sont plutôt la plaie de l’environnement (les OGM réduisent la biodiversité)…

A l’heure où l’on sort du lycée sans savoir reconnaître la moindre plante, mais en passant son temps dans les méandres de la réplication de l’ADN, des initiatives telle que celle menées par le Muséum sont louables : elles nous rappellent que la biodiversité est avant tout une affaire concrète, et une affaire qui nous concerne tous.

Alors si vous êtes tentés par cette brillante démarche heuristique (qui aide la recherche), visitez sans plus tarder http://missionsprintemps.arte.tv

Enfin, les 12 et 13 mai, c’est la cinquième édition de la Fête de la Nature : une nouvelle fois, le Muséum, en partenariat avec l’Office national des forêts, nous sensibilise de manière fort sympathique.

Des stands sont ouverts au MNHN. Infos et horaires sur www.fetedelanature.com

À propos de Alexandre Cohen

Etudiant en médecine et journaliste en herbe. Suivez-moi sur Twitter !

Publié le 11 mai 2012, dans Ecologie. Bookmarquez ce permalien. Poster un commentaire.

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