Archives Mensuelles: juin 2012

Erotomanie, ou l’amour fou

Lu sur les sites People, relayé par le blog de Jean-Marc Morandini, Usher a été victime d’une fan se prenant pour sa femme, et s’introduisant a deux reprises chez lui ! La police l’a arrêtée ; son procès est en attente…

Plus foudroyant que l’amour : l’amour imaginaire

Il n’empêche que personne n’évoque l’érotomanie – étonnant. Il s’agit du trouble délirant d’être aimé (aussi appelé syndrome de Clérambault), maladie, ou plutôt avatar de psychose, dont est vraisemblablement atteinte la femme harcelant le chanteur.

Le psychiatre G. Clérambault est le premier à voir fait une étude approfondie du phénomène dans son ouvrage Les psychoses passionnelles, paru en 1921. Reprise dans Liaison fatale, film d’Adrian Lyne avec Glenn Close et Michael Douglas, l’érotomanie se décrit ainsi, dans sa forme la plus typique :

  • L’érotomane est d’abord persuadée que c’est l’autre « qui l’aime en secret », que c’est l’autre qui, le premier, fait des avances, mais qu’il n’ose pas ou ne peut pas se déclarer ou encore qu’il fait tout pour dissimuler son amour.
  • Phase d’espoir : la plus longue, où le malade espère que l’être aimé va se déclarer ouvertement. La plupart du temps, l’érotomane reste dans cette phase ;
  • Phase de dépit : la personne malade tombe le plus souvent dans la dépression, elle s’isole ; elle peut devenir agressive ou suicidaire ;
  • Phase de rancune : l’agressivité se tourne vers la personne aimée et peut mener au meurtre.

Pour le malade, « il est naturel de détruire l’objet de son amour puisqu’il l’a déjà détruit. »

L’érotomanie, plus courante qu’on ne le pense, est une forme de délire paranoïaque aux causes diverses. Une personne dérangée se met dans la tête qu’elle est aimée en secret, et fera tout pour avoir la preuve de cet amour. D’autant que le malade ne distingue plus ses fantasmes de la réalité : il est persuadé que l’autre use d’un stratagème pour ne pas dévoiler son amour au grand jour.

Seul contre tous, sauf celui (plus rarement celle) qui l’aime en secret, le malade se sent investi d’une mission : permettre cet amour, le faire éclore envers et contre tous.

Un cas célèbre d’érotomane est John Warnock Hinckley Jr : il tenta d’assassiner le Président des Etats-Unis Ronald Reagan le 30 mars 1981… pour impressionner Jodie Foster ! Elle jouait la prostituée dans le film Taxi driver, et il en a conçu une obsession pour elle, lui envoyant d’abord des mots doux, puis la harcelant par téléphone, avant de passer à l’acte.

Il se justifie par écrit de l’attentat qui a failli tuer Reagan (opéré) et blessé gravement des policiers :

« Ces sept derniers mois, je t’ai laissé des dizaines de poèmes, de lettres et de messages d’amour dans l’infime espoir que tu puisses développer de l’intérêt à mon égard. Bien que nous ayons parlé au téléphone quelques fois, je n’ai jamais eu le courage de simplement te rencontrer pour me présenter. […] La raison pour laquelle je vais faire cela est que je ne peux plus attendre une seconde de plus pour t’impressionner. »

Le genre d’hommes que toutes les femmes rêveraient d’avoir (ou pas) : fidèle et dévoué, il n’a d’yeux que pour elle…

Fidèle, oui, mais fou ! Il aurait pu guérir depuis le temps, si lors de permissions qui lui furent accordées, on n’avait pas retrouvé des objets à Jodie Foster à l’hôpital… Hinckley ne guérira peut-être jamais : il n’aime qu’elle ; c’est la maladie d’amour poussée à son paroxysme.

Ce jour de 1981, Hinckley se transforme en véritable petit soldat. Incontrôlable, il devient une machine à tuer… pour une personne qu’il ne connaît pas, et dans le délire qu’elle tombera ainsi sous son charme.

31 ans après, l’homme est toujours à l’hôpital psychiatrique ; sa fixation ne semble pas avoir disparu… Et pour cause : l’érotomanie est (à l’instar de l’amour ?) une maladie durable dont beaucoup ne guérissent jamais.

L’érotomanie est surtout fréquente envers les stars, pour la bonne raison qu’elles sont inaccessibles. Ce genre d’histoires déferle régulièrement la chronique, le topos est toujours le même : s’imaginer une vie toute autre, s’aventurer au plus près des people, et gare à eux s’ils nous rejettent…

Les causes

Le manque affectif durant l’enfance est un facteur de susceptibilité à l’érotomanie. L’inoccupation, une imagination vive, et un amour-propre important prédisposent au phénomène.

Généralement, l’érotomanie est révélatrice de schizophrénie, mais elle peut être la conséquence d’un traumatisme (histoire typique de la personne rappelant un être disparu). Il convient de traiter rapidement cette psychose (à coups de médicaments antidélirants), auquel cas ce qui ressemble à une farce finit en meurtre : quitte à éliminer l’être aimé et tous ceux se mettant en travers du chemin conduisant à l’amour (fou).

« Ils t’empêchent de m’aimer ; attends un peu que je sorte de là. »

A noter qu’un cas d’érotomanie consécutif à une hémorragie méningée avec rupture d’anévrisme cérébral a été décrit : il se pourrait y avoir un substratum neurologique à l’érotomanie, mais l’environnement, la culture et l’éducation se taillent la part du lion dans les facteurs imputables.

Science: it’s a girl thing!

Ingénieures, pas call girls, titre un site web. Et pour cause, la nouvelle vidéo de la Commission Européenne entend promouvoir la science auprès des filles… à coup de rouge à lèvres et de talons aiguilles !

En minijupes et strass, elles usent de leur charme pour attirer les brebis égarées vers la science. Jugez plutôt :

La CE voit décidément la science en rose ! Et pour cause : si la France se classe en pole position des femmes scientifiques, le reste de l’UE est en retard : la science reste majoritairement un métier d’hommes.

L’objectif, déjà engagé par L’Oréal et l’UNESCO est louable : attirer les jeunes filles vers une carrière scientifique. Qu’importent les stéréotypes…

Tous les clichés sur les femmes, réduites à leur rôle de séductrices, sont là :

  • le rose
  • la minijupe
  • les talons aiguilles ;
  • la démarche chaloupée (qui trouble jusqu’à un scientifique mâle pourtant très sérieux, le seul à bosser)
  • les regards coquins par dessus les lunettes de soleil
  • l’omniprésent bâton de rouge à lèvres (qui forme même le I de science, à la fin !).
La CE a fait savoir dans un communiqué que le rouge à lèvres… rouge faisait trop adulte ; c’est pourquoi il est rose (bien sûr !)
Le rose : la couleur préférée des filles ! Le site web de la campagne, agrémenté de petits cœurs… roses le rappelle si bien http://science-girl-thing.eu/#.

Elles prennent la pose… D’après la vidéo, une femme scientifique, ça ressemble à ça ! Le site est du même acabit.

Les femmes au tableau noir : des garçons manqués ?

Pour sensibiliser les filles aux métiers de la science, une exposition itinérante va être organisée en Autriche, en Allemagne, en Italie, aux Pays-Bas et en Pologne entre septembre et décembre 2012. Au programme des ateliers :

« Les jeunes filles y seront par exemple invitées à réaliser elles-mêmes un baume à lèvres, ou visiter un “ bar à oxygène ” dans lequel elles devront identifier différents arômes tels que la menthe, le chocolat ou la fraise. »

Tant qu’à former des femmes scientifiques, formons des femmes – des vraies de vraies, et aguicheuses ! Ce qu’elles sont sensuelles en croqueuses de chocolat, de fraises, avec une feuille de menthe à la commissure des lèvres…

C’est bien connu : le chocolat est un truc de femmes, autant que le rouge à lèvres…

En revanche, une chose est bien vraie : beaucoup de femmes haut placées en science ont tendance à se négliger, et, côté vestimentaire, à ne pas se mettre en valeur autant que leurs congénères moins « intello ». Mais d’un côté, les hommes scientifiques ne se négligent-ils pas ? Les scientifiques sont-ils des gens comme tout le monde, ou est-ce que la science ne paie pas assez pour s’habiller chic ? Telle est la question…

Des femmes pour progresser

« L’admission des femmes à l’égalité parfaite
serait la marque la plus sûre de la civilisation
et elle doublerait les forces intellectuelles du
genre humain. » (Stendhal)

L’occasion de rappeler que, de Lise Meitner (découverte de la fission nucléaire) à Marie-Curie (découverte du polonium, développement de la radiologie), en passant par Rosalind Franklin (découverte volée de l’ADN), ou encore Maud Menten (équation de Michaelis-Menten en enzymologie), les femmes ont une place indéniable dans l’histoire des sciences, mais aussi dans la science vivante (elles sont de plus en plus nombreuses à se voir décerner des prix). Comme ailleurs.

La carrière emblématique de Marie Curie, premier nom venant à l’esprit, est retracée dans cette vidéo : http://www.science.gouv.fr/fr/dossiers/bdd/res/2146/les-femmes-et-la-science/.

On pourra consulter l’excellente plaquette du CNRS dédiée aux femmes savantes : http://www.cnrs.fr/mpdf/IMG/pdf/cnrs_femmes_histoire.pdf.

D’un côté, l’affaire fait beaucoup de bruit : de quoi susciter des vocations ? Objectif réussi, peut-être…

Pour votre santé… mangez du sperme ! (ou pas)

Boire ou manger, telle est la question ! Des chercheurs ont démontré les nombreux bienfaits du sperme consommé frais sur la santé. Femmes, comme hommes, vous savez ce qu’il vous reste à faire – ou pas…

En cause, la spermidine

Pour votre santé, ne mangez pas trop gras, trop sucré, trop salé. Ajoutez un filet d’huile d’olive, riche en vitamine E et en acides gras essentiels, et quelques gouttes de sperme. Telle pourrait être la nouvelle recommandation diététique…

Depuis de nombreuses années, les chercheurs s’intéressent au sperme murin et humain, pour ses propriétés de fontaine de jouvence, entres autres.

Tobias Eisenberg et Frank Madeo, de l’Université de Graz (en Styrie, Autriche) vont assez loin en vantant les mérites anti-vieillissement de la spermidine, une molécule contenue dans le sperme et les intéressant au plus haut point : “C’est en quelque sorte le Graal sacré contre le processus du vieillissement des cellules”.

Molécule de spermidine. Les atomes d’azote sont en bleu, d’ydrogène en blanc, et de carbone en noir.

La spermidine est un inhibiteur de l’oxyde nitrique synthétase, une enzyme catalysant, comme son nom l’indique, la formation d’oxyde nitrique. Ce processus serait à l’origine de l’amélioration des facultés mémorielles suite à la consommation de spermidine (Université Fédérale de Santa Maria).

Elle fait aussi précipiter l’ADN ; ce mécanisme, et d’autres non encore élucidés, semblent contrer le vieillissement cellulaire en induisant l’autophagie des cellules (variante de l’apoptose conduisant à la l’auto-élimination des cellules affectées).

Cette propriété est des plus intéressantes pour la recherche en cancérologie (luttre contre la prolifération cellulaire) : la norspermidine, un dérivé de la spermidine, fait actuellement l’objet d’intense recherches pour ses propriétés antitumorales.

Les bienfaits autres – et non des moindres – de la spermidine

La spermidine est également une phytohormone (hormone des plantes) : elle régule la croissance végétale. Assez répandue parmi les végétaux, cela laisse entendre des mécanismes d’action complexes, objet d’étude de la biologie cellulaire.

Des tests menés sur des cellules traitées à la spermidine montrent que ces cellules subissent moins de dommage dus au vieillissement que les autres. L’effet protecteur de la spermidine vis-à-vis des maladies de Parkinson et d’Alzeihmer (en pleine recrudescence) semble avéré.

Egalement, l’induction de l’autophagie rendrait les cellules immunitaires plus résistantes, et permettrait de lutter contre les maladies auto-immunes (retournement des anticorps contre le corps, lui-même).

J’ai en mémoire cet humoriste (sans doute Franck Dubosc) chantant les louanges de l’éjaculation faciale, à savoir l’hydratation des peaux flétries… Il semblerait que lui et sa clique aient de nouveaux éléments à se mettre sous la dent, à propos des vertus du sperme !

A prendre avec des pincettes

Comme s’il fallait le préciser, le sperme, comme tous les liquides biologiques, est sujet à la contamination bactérienne. En raison de sa teneur nutritive, il est, à l’air libre, rapidement pris d’assaut par les microbes. Sans oublier les MST, certains polluants qu’il fixe, et les personnes allergiques au sperme (dans de rares cas, le coït provoque un choc anaphylactique).

Le sperme humain (tel quel) n’est donc pas recommandable à la consommation.

Il apparaît clairement, en plus du problème éthique (et religieux), que le sperme n’est pas consommable. En revanche, un futur proche pourrait voir le conditionnement du sperme animal (si ce ne sont des cachets de spermidine !)…

Il est facile de dissocier les deux constituants du sperme : le liquide séminal et les spermatozoïdes (semen), si l’on compte proposer un article moins « vivant ». Le liquide séminal (ou liquide pré-éjaculatoire) est le milieu dans lequel baignent les spermatozoïdes. C’est lui qui est responsable de sa consistance ; il représente 90% du sperme humain, et un un futur proche pourrait bien voir la commercialisation du sperme issu d’animaux, aromatisé bien sûr…

Ça a quel goût le sperme ?

Épicé, âpre, mielleux, ou non ? En se fiant aux témoignages, on doit pouvoir parvenir à une réponse, sujette à caution…

Un beau jour de cette année, Rue69, le blog sexo de Rue89, a élégamment titré : « Rendre son sperme plus savoureux, c’est possible ? » (http://www.rue89.com/rue69/2012/02/24/rendre-son-sperme-plus-savoureux-cest-possible-229572).

Les journalistes ont posté sur Twitter la question fatidique : « Selon vous, le sperme, ça a quel goût ? » Le petit oiseau leur a apporté des réponses…

A part les blagueurs (goût potiron), un monsieur note que ça dépend des goûts, selon qu’on préfère manger sucré ou salé : l’avis de sa femme serait ainsi biaisé.

La journaliste (Renée Greusard) est plus perspicace : « Dans leur livre « La Mécanique sexuelle des hommes », Catherine Solano et Pascal de Sutter, tous deux sexologues, évoquent cette question hautement culinaire.

« Il semble que ce que l’homme mange puisse influencer le goût et l’odeur du sperme. Ce qui paraît cohérent puisque l’alimentation influence l’odeur de la sueur, la saveur de la salive, des baisers ou le goût du lait maternel. » »

En effet, la nourriture influe grandement sur la composition du sperme, de même que les éleveurs s’arrogent les mérites d’une (future) viande nourrie de produits issus de l’agriculture biologique.

Pour une qualité optimale, remarquent beaucoup de gens, mieux vaut un engin de production astiqué, et aux normes d’hygiène. Que ce soit clair : il n’est pas question d’aller consulter son médecin, pour une expertise habituellement d’ordre vétérinaire, à savoir la qualité des produits issus du corps (strictement réglementés). Il (ou elle…) en ferait une drôle de tête !

En glaçons ? (Google Images)

Il n’empêche : les mauvaises-langues arguant que le sperme a un arrière-goût d’urine n’ont pas tout-à-fait tort… miction et éjaculation, sont, chez un homme en bonne santé, distincts ; cependant il peut subsister des traces d’urine à l’intérieur de l’urètre.

En tout cas, le sperme n’est pas salé : c’est chimiquement impossible, puisqu’il ne contient pas de chlorure de sodium (sel) !

Vous reprendrez bien un peu de sperme ?

Toujours sur Rue69, Hélène Franchineau écrit :

« Vous voulez ma recette du smoothie ? Prenez un kiwi, une banane, du lait de soja, de la glace, mixez le tout. Ajouter-y trois cuillères de sperme bien frais et dégustez. Ne prenez pas cet air dégoûté : le sperme est un aliment tendance, qui surfe sur la vague actuelle de la cuisine locale, saine et naturelle. Directement du producteur à votre assiette ! »

Détrompez-vous… La journaliste est diplômée de Sciences-Po : c’est dire si les esprits brillants s’intéressent (à titre professionnel ?) aux saveurs exotiques !

Hûitres au naturel, façon Monsieur…

Au rayon produits du terroir, les recettes ne manquent pas. En 2007, un infirmier de San Fransisco a abandonné son travail pour se consacrer à une activité plus lucrative : l’écriture. Il a inventé son style : la gastronomie… au sperme. Sous le titre Natural harvest (« récole naturelle »), le chef improvisé a présenté le premier livre de cuisine à base de sperme. Les affaires ont marché ; le voici qui s’extasie :

« J’ai déjà vendu 800 exemplaires. Ce livre n’est pas une blague. Je reçois des emails de personnes ayant acheté le livre, elles adorent ! On m’envoie de nouvelles recettes, et même les hommes se mettent à le cuisiner. »

En couverture, un flan fait maison. Pour une fois, c’est Monsieur qui cuisine…

En attendant de savoir qui sont ces inconditionnels du sperme (une tendance seulement US ?), découvrons deux ou trois recettes des plus fantaisistes :

« J’ai testé pas mal de trucs et je trouve que le sperme se marie mal avec le sucré froid car il est lui-même chaud et d’un goût épicé. Dans les plats genre quiche, gratin ou pizza, c’est un ingrédient qui passe assez inaperçu. Le mieux, c’est le thé et les alcools où son goût relève la boisson. »

Ce n’est pas tout d’être curieux – et de goûter à (vraiment) tout : il faut en faire profiter les autres… En la matière, les hommes ont l’air d’avoir le cœur sur la main ; ils pensent à leurs congénères féminines (réduites à manger de la glaire cervicale ?).

Sur les forums, les témoignages, ce n’est pas ça qui manque !

« Mon mari veut qu’après m’avoir pénétré, je lui fasse une fellation et que j’avale son sperme, je lui ai déjà fait mais je ne sais pas si le sperme est bon pour la santé, qu’en pensez vous ? »

Un internaute répond (avec une orthographe parfaite) :

c est « ton mari » fais ce ki lui fait plaisir avant qu une autre recupere la situation je le fais parfois moi aussi ca l excite il gemit…quand il te suce et te mord les seins ca t excite alors mets le en extase aussi. c est le mien mon mari je le suce et lui mord le gland et le sperme aucun risque.

D’après les dires en gras, on a l’impression qu’il ne vaut mieux pas vexer, tout du moins contrarier, un homme ! Étonnamment, les statistiques du nombre de couples divorcés pour cause d’agueusie féminine ne sont pas disponibles…

Sur Yahoo.com, une personne demande : « si une femme boit du sperme, est-ce qu’il lui arrive quelque chose ». Et la voix de la raison de répondre : « Si elle en prend trop, sûrement une indigestion ! »

Toujours sur Yahoo, une femme demande « à êtres éclairée » (sic) : « Est-ce que ça cuit comme du blanc d’œuf ? » Pour sûr : la coagulation du sperme est similaire à celles de tous les liquides biologiques, à ceci près que des grumeaux sont généralement pathologiques.

La séminophagie (ou ingestion de sperme) apporterait, selon Wikipédia, des oméga-3 (si bons pour la santé, à en croire les publicités), ainsi que 7% des AJR en potassium, 3% des AJR en cuivre et zinc, ainsi que 3 mg de (bon) cholestérol, 11 mg d’hydrates de carbone, et 150 mg de protéines. La substance est très riche en sélénium, vanadium, et molybdène. Bref, c’est un aliment comme les autres (paraît-il), semblable à l’albumine contenue dans les œufs…

Pour seulement quinze calories par éjaculation moyenne, les femmes – certaines – sont décomplexées outre-atlantique. D’autant que le sperme rendrait heureux ! Selon une étude de la prestigieuse Université d’Etat de New York, les femmes qui ont été en contact avec le sperme de leur partenaire sont plus heureuses que les autres : le sperme agirait comme un anti-dépresseur.

Et c’est pas tout…

D’autres études corroborent les bienfaits du sperme. C’est le cas de celle menée sous la direction du professeur Ingrid Fleischer de l’université d’Hambourg : « les femmes pratiquant la fellation et qui avalent le sperme de leurs compagnons réussissent à maigrir jusqu’à deux fois plus vite que les autres ». Ces vertus amincissantes du sperme sont dues à la présence de phosphatases alcalines qui ne fonctionnent aussi efficacement comme agent anti-graisse qu’en présence des autres composantes du sperme masculin.
Mais ses vertus ne s’arrête pas là : il permettrait aussi l’équilibre des hormones féminines et protègerait, semble-t-il, efficacement des cancers de type hormonal. Une étude a été réalisée en Californie du Sud sur 15 000 femmes âgées de 25 à 45 ans dont 6 246 pratiquaient la fellation de manière régulière depuis 5 à 10 ans et 9 728 femmes qui ne pratiquaient la fellation que peu ou pas du tout. Dans le groupe pratiquant régulièrement la fellation, seulement 1.9% d’entre elles avaient été touchées par un cancer du sein contre 10.4% dans l’autre groupe. Cette étude démontre que la fellation réalisée 2 fois par semaine diminuerait le risque du cancer du sein de 40%.

Question de « jouir avec les prérogatives qui y sont attachés » !

Dans l’histoire, le caviar accompagné de crème de saumon très spéciale (sperme/oseille/estragon) doit faire autant de bien, étant donné la remarquable similitude des éjaculats animaux…

A la louche

Sur un forum, une gastronome en culotte courte (Xenya99) fait mine de savoir ce qui y est bon :

« Il y a belle lurette qu’on a remplacé le lait par le sperme, c’est plus écolo et moins cher. Tous les matins, monsieur remplit sa bouteille et je peux ainsi en jouir à mon gré en buvant mes cafés tout au long de la journée. L’orgasme est donc permanent pour lui comme pour moi. Elle est pas belle la vie ? »

On a le choix dans le diagnostic : nymphomanie, mythomanie, érotomanie, potomanie, ou… fine-goûteuse ?

Son message est repris sur jeux-vidéo.com (les ados ont de ces idées…) sous le titre « Hum, la bonne cuisine au sperme de mamy » !

Quant aux infections, le risque est plus théorique que réel : comme chacun sait – ou non – le SIDA et autres maladies ne sont généralement pas transmissibles par voie digestive : les enzymes salivaires et digestives (surtout), alliées au pH acide de l’estomac détruisent le virus. Il suffit par contre d’une plaie (type aphte) pour permettre un passage sanguin ! C’est pourquoi les chefs en cuisine 2.0 vous recommanderont unanimement la cuisson. Mis à part que les 99% d’eau s’évaporent ! Dans ce cas-là, mieux vaut encore être sûr de son partenaire…

Innover à tout prix

L’an passé, un restaurant belge a proposé à la consommation du lait humain. La prestation n’a pas vraiment fait florès, mais il s’agit d’une initiative isolée. Alors que l’ONU envisage sérieusement de manger des insectes d’ici peu, pour pallier au problème des ressources alimentaires, le sperme – animal, entendons ! – est un liquide abondant, facile et peu coûteux à extraire, et surtout extrêmement nutritif.

Dans le but originel de nourrir un zygote (cellule-œuf), le sperme (quelque soit sa provenance) est riche en oligo-éléments (), sels minéraux, vitamines, et sucres (sorbitol/fructose).

Les œufs de caille sont en effet le mets privilégié des astronautes : ils ont le meilleur rapport qualité nutritive/taille, mais dans un volume restreint, le sperme apporte autant de nutriments.

Dans Fear Factor, ces femmes boivent du sperme et de l’urine d’âne… pour remporter le gros lot. L’urine est inconsommable, le sperme en revanche…

La question n’est pas de faire des économies à bouts de chandelle, mais dans les pays touchés par la dénutrition, du sperme de chameau ou de baleine (abondant !) pourrait sauver des millions de vie…

Le sperme de saumon est d’ailleurs couramment utilisé en biologie, pour ses propriétés de liaison aux membranes, utiles en northern/southern blot. C’est la preuve qu’on peut en disposer en quantité suffisante, même si la consommation demanderait un élevage amplement accru.

Comme on dit, à l’aube de lendemains qui déchantent (déforestation, surpêche, réchauffement climatique induit par l’élevage bovin), il ne faut jamais dire fontaine de ton eau je ne boirai pas. D’ici à ce que les enfants de 2100, au fast-food plus soucieux de la santé et de l’écologie, trempent un criquet dans du sperme de saumon… Il n’y a qu’un pas.

Cela dit, nos ancêtres raffolaient de termites, et ne s’en portaient pas plus mal (bien au contraire) ! A jouer à action ou vérité avec une femme (pour les grands enfants), reste à savoir si, sur une île déserte, elles seraient plutôt termites ou…

Le meilleur pour la fin

Pour ceux et celles que cette pratique rebuterait, le raisin, le soja et le pamplemousse sont naturellement riches en spermidine (ainsi qu’en resvératrol, la star des antioxydants). Du coup, plus aucune raison de se priver (de sa dose journalière en spermidine) !

Source : revue Nature http://www.nature.com/ncb/journal/v11/n11/abs/ncb1975.html

NB (petit détail à destination des femmes) : traire un homme trop souvent entraîne chez lui des carences en sels-minéraux (le sperme étant un réservoir d’éléments rares), se manifestant par des symptômes tels l’asthénie (fatigue), le stress, le blues, le manque de force, l’hypersensibilité infectieuse… Il faut savoir préserver sa vache à lait !

Comme dit le proverbe, côté forme, un pamplemousse bien en chair vaut tous les pamplemousses (non catholiques) ! D’autant que la vitamine C, il n’y a pas, dans le sperme…

Les papas en slip, ils en jettent !

Dans la catégorie liposuccion imminente, je demande la publicité pour les climatiseurs BGH. De jolies culottes de cheval, pour une publicité primée, tout de même !

Primée également, cette publicité australienne offre une bonne raison de se soûler à la bière… :

La physique, une affaire très sexy (enfin presque)

Maths, physique : so sexy ! Sexe et science seraient plus liés qu’on ne le pense… au conditionnel !

Parmi les physiciens, l’un des plus connus – si ce n’est le plus connu après Einstein – est Richard Feynman (1918-1988). Prix Nobel de physique 1965, il est l’un des théoriciens les plus importants de la physique quantique, et a participé au projet Manhattan de conception de la bombe atomique. Ce qu’on a moins coutume d’évoquer, c’est son rapport aux femmes. En la matière, les mœurs de Feynman n’admettent aucun carcan…

Feynman, déjanté et beau gosse parmi les physiciens.

En dehors de « Personne ne comprend la physique quantique » (alors qu’il est le plus grand physicien quantique de tous le temps), le renommé Feynman a dit :

« Physics is like sex : it may give some practical results, but that’s not why we do it. »

Après avoir relu trois fois cette phrase – davantage d’actualité à l’heure de la contraception, et compris à quel résultat pratique dû au sexe il fait allusion, on a cerné le personnage. Cela dit, ça n’est qu’une phrase…

Richard Feynman, joueur de bango et pédagogue de génie, avait une autre passion dans la vie que l’électrodynamique quantique et les livres de vulgarisation : on raconte qu’il s’adonnait aux orgies, avec… ses propres étudiantes !

Toute la question est de savoir si ce sont ses étudiantes qui arrivaient en petite tenue lui déserrer la cravate, ou si c’est Feynman qui les séduisait…

Oubliez The Big Bang Theory : Richard est un homme à femmes, en vrai. Quand il ne parle pas d’elles, il évoque des choses et d’autres… :

“Physics is to mathematics like sex is to masturbation.”

Démonstration

On se propose de vérifier que la physique est aux mathématiques ce que le sexe est à la masturbation. Est-il une tâche non moins aisée ?

Considérons que

physique \approx sexe

et

mathématique \approx masturbation.

Il n’est pas difficile de remarquer que les maths se pratiquent seules (au singulier la mathématique). Elle sont par excellence (même si cela tend à s’estomper) une activité asociale, à la limite de l’autisme (de nombreux Asperger sont doués en maths). Grigori Perelman, par exemple, est l’archétype même du matheux excentrique. D’aucuns ne savent s’il a besoin d’une femme pour faire pour faire l’amour ; en revanche il n’a guère besoin des autres pour fouiner dans les pans des mathématiques : ayant démontré la conjecture de Poincaré (l’un des 7 problèmes du millénaire), il a refusé les prestigieuses médailles des instituts Clay et Fields, ainsi que le prix décerné par la Société Mathématique Européenne. Avec un million de dollars à la clef pour l’Institut Clay, il faudrait être fou pour refuser… ou s’appeler Perelman. A 46 ans, il vit toujours chez sa mère, dans un taudis, en Russie. Il ne se rase jamais, et ne se coupe pas non plus les ongles. Interdit de se moquer : il est avec Andrew Wiles, le seul homme au monde à avoir résolu l’un des Problèmes du Prix du Millénaire !

Mais en quoi la physique a-t-elle attrait au sexe ? Sans blague, vous trouvez ça sexy les équations de réaction ? Moi pas…

La physique est une affaire privée, pour laquelle ceux qui essaient de médiatiser, ou plus généralement faire connaître, leurs… positions sont stigmatisés. Qu’il s’agisse de penchants érotiques, ou d’opinions sur l’origine de l’Univers, mieux vaut parfois tenir sa langue ! Le célèbre physicien Stephen Hawking, découvreur de l’évaporation des trous noirs et auteur de plusieurs best-sellers sur Dieu, en a fait l’amère expérience : il est la risée de certains de ses collègues (ceux qui n’ont aucun respect pour la maladie le paralysant, une sclérose latérale amyotrophique).

Du coup, en raison de la dystrophie neuromusculaire dont il est atteint, Stephen Hawking ne passe jamais à l’action… Alors qu’il ne peut même plus bouger les yeux, impossible de donner un cours sur un tableau noir comme ses pairs ! En conséquence de quoi… les belles filles, ça n’est pas pour lui – euh pardon, les bons disciples, ça n’est pas pour lui.

En physique, on se vante de ses prouesses : les physiciens font sans cesse la une des articles de vulgarisation. En maths, c’est l’inverse : un clan obscure qui ne demande qu’une chose : rester dans l’anonymat, dans une tour d’ivoire, loin des regards extérieurs.

Même les mathématiciens prêts à admettre qu’ils le font (qu’ils osent se travestir en public pour expliquer des idées aux profanes, comme la médaille Fields Cédric Villani, fierté française), admettent auprès de leur communauté bien moins de vulgarisation qu’en réalité… Côté prouesses, les physiciens sont des chauds-lapins : ils auront tendance à maximiser leurs réussites : le scandale sur la mémoire de l’eau, soi-disant prouvé, a déferlé la chronique en 1988. Pour un physicien, plutôt trois médaille qu’une ! Les mathématiciens sont bien plus modestes : ils vous avoueront qu’ils le font (qu’ils ne démontrent un théorème) qu’une fois par semaine, alors qu’en réalité ils en démontrent un par jour… Côté médaille, ils n’en réclameront aucune : le succès viendra à eux, comme la misère sur le monde, dixit l’expression.

Les mathématiciens ne se vantent jamais d’activités bien peu catholiques, à savoir divaguer seul une feuille, alors qu’il y a tout un amphithéâtre qui ne demande qu’à les écouter…

Les mathématiciens sont plutôt trois (intégrations) par jour qu’une, mais ils le cachent. Analyse psychologique : perversité latente, manipulateurs… Mesquinerie, qui plus est : La Rochefoucauld l’a dit (c’est une de ses Maximes) : le refus des louanges est le désir d’être loué deux fois !

Quant aux mathématiques, elles ne nécessitent aucun équipement particulier (si ce n’est un papier et un crayon comparable à une main). Pour s’adonner aux joies de la physique, il est en revanche préférable de posséder un laboratoire…

Mais aussi… Certains matheux font usage de l’informatique ! Le sex-toy des mathématiciens : les plus habiles n’en ont pas besoin, pensez-vous… Pour les puristes, un mathématicien ayant besoin d’un ordinateur est même inconcevable : il s’agit là d’un esprit tordu, vraisemblablement un pervers calculatoire… Quant à ceux qui ont l’idée d’utiliser d’autres outils (comme un télescope), ils sont la fange des mathématiciens, considérés comme des impies dénaturant la discipline en y instaurant de la physique (sous-entendu les matheux n’ont besoin de rien, pas même de la réalité… encore une fois, un crayon leur suffit).

Les maths sont une activité solitaire ; pour autant l’avènement de l’informatique suscita l’émergence du travail en groupe. Des esprits plus conservateurs, moins sociables, préfèrent l’activité solitaire : ils n’ont besoin ni des détails, ni de l’artifice informatique…

Quand à être mathématicien et à se présenter, l’interlocuteur sera ravi et fera l’apologie d’une telle carrière, avec une nuance… Bien que cette activité soit louable, la personne précise toujours que ce n’est pas un métier pour elle ; qu’elle a fini par trouver chaussure moins difficile à sa taille… Puis, vous êtes évités.

Côté mathématiques, peu de monde en parle, alors que les découvertes physiques font régulièrement la une des journaux (notamment parce qu’elles révolutionnent les technologies). Les maths sont une activité lugubre, cantonnées aux étagères poussiéreuses, et toutes justes bonnes à assouvir un besoin pressant de difficulté… Au bout de trois pages, on a la tête farcie comme du chou-fleur, et ne pensons qu’à une chose : refermer le bouquin (contrairement à la physique où on a envie de savoir si la propulsion ionique nous mènera aux confins de l’Univers).

En physique, quand bien même on vulgarise, on essaie d’approfondir le sujet, d’entrevoir des perspectives d’avenir. En maths, on se contente de parvenir au la troisième ligne, sauvons les meubles : c’est déjà ça.

La physique… tout le monde peut comprendre, avec de la pédagogie. Tenez, vous n’avez jamais entendu parler d’une réaction chimique ? Foutez de l’eau de Javel dans les toilettes, pissez, et sentez ! Ca sent comme à la piscine… Pourtant, avant de faire ses besoins, ça ne sentait rien ! Curieux… Normal : l’urée contenue dans l’urine réagit avec l’hypochlorite de sodium (Javel) pour former des chloramines, composés volatiles que l’on sent. C’est la même chose à la piscine, avec la sueur (les piscines contiennent du chlore, puissant antiseptique)…

Il me faut maintenant vous expliquer le calcul intégral… Par où commencer ? Attendez… Cela ne s’explique pas ! On a le besoin compulsif d’intégrer, et hop, une nouvelle équation ravissante. Les maths, ce n’est pas social… On est là sur sa feuille à fantasmer sur le prochain millénaire qu’on va résoudre, pendant que les potes physiciens s’en donnent à cœur joie : ils font des expériences rigolotes à la fête des sciences, avec les maternelles. En comparaison, les maths, pour être vulgarisé, ça demande le bac scientifique… Et encore, si on fait l’impasse sur les nombres complexes, on est foutu !

En maths, on fait passer les vessies pour des lanternes : on n’antidérive pas, on intègre. C’est la même chose, sauf que dériver à l’envers, c’est intégrer. Tu dis le contraire, t’es out of the game. Si on a une autre vision du jeu, il faut s’y adonner tout seul ; personne ne voudra de nous…

Les maths, il ne faut pas chercher à comprendre : il y a des nombres imaginaires pourtant bien réels, zéro élevé à la puissance zéro… ça fait un, et les vrais vecteurs n’ont pas de flèche : ce sont des nombres à part entière, membres d’un espace vectoriel…

Mathématiquement parlant, le plaisir est dans le processus agréable en lui-même : lorsqu’ils publient dans des revues spécialisés, les mathématiciens ne sont pas payés (ou très peu). En comparaison, les physiciens se font désirer ; ils apprécient également être lus, apporter satisfaction à autrui : ils se soucient de leur public, contrairement aux lumières mathématiques, qui n’en ont que faire d’avoir 6 lecteurs ou 600 000.

Pour finir, les mathématiciens font la même chose maintes et maintes fois : pas la moindre diversité dans l’acte… de dérivation.

Comme quoi, à juger les physiciens et autres scientifiques comme des êtres à part, on s’y méprendrait ! Dans tout ça, les médecins sont les plus respectés : le mysticisme scientifique sous-jacent est masqué… par la médecine, ou l’art de sauver les gens sans qu’ils ne sachent comment vous les sauviez. En fait, vous, médecin, le savez, mais gardez ça pour vous… Il y a de la science derrière tout ça, mais fi la chimie, vive la symptomatologie !

Prix Nobel donne leçon de sexe

Revenons-en à Monsieur Feynman : dans Vous voulez rire, monsieur Feynman ! (Surely You’re Joking, Mr. Feynman! en VO), il raconte une anecdote croustillante. Tout habitué des bars qu’il était, il eut un jour envie de relations sexuelles avec une serveuse.

Feynman en plein exercice.

Feynman eut une surprise – peut-être encore plus grande que la décohérence quantique (qui, très schématiquement, essaie de comprendre pourquoi nous ne passons pas à travers les murs comme les particules !) : il s’aperçut, et fut frustré, qu’on ne paye pas les femmes en nature, en alcool du moins. Il prit alors des leçons auprès d’autres habitués du bar…

La leçon qu’il reçut est simple : ne se comporter comme un gentleman sous aucun prétexte, malmener les femmes à tort ou à raison jusqu’à obtenir les faveurs escomptées… Si c’est un physicien – et pas n’importe lequel – qui le dit !

Mine de rien, l’un des conseils qu’il rapporte est toujours d’actualité :

“Therefore,under no circumstances be a gentleman! You must disrespect the girls. Furthermore, the very first rule is, don’t buy a girl anything –– not even a package of cigarettes — until you’ve asked her if she’ll sleep with you, and you’re convinced that she will, and that she’s not lying.”

A savoir, ne pas offrir la moindre chose à une femme, y compris un paquet de cigarettes, jusqu’à ce qu’elle accepte de dormir avec vous… Le mot disrespect est fort. En d’autres termes, ses amis (lesquels !) incitent Feynman à être irrespectueux envers les femmes : ils lui suggèrent de leur demander directement leur consentement, quitte à les traiter… comme des salopes (terme soutenu de physique, comme vous l’aurez remarqué). Voyons ce que donne les bitches en la langue de Shakespeare ; Feynman suit les (bons ?) conseils :

« Well, someone only has to give me the principle, and I get the idea. All during the next day I built up my psychology differently: I adopted the attitude that those bar girls are all bitches, that they aren’t worth anything, and all they’re in there for is to get you to buy them a drink, and they’re not going to give you a goddamn thing; I’m not going to be a gentleman to such worthless bitches, and so on. I learned it till it was automatic.

Then that night I was ready to try it out. I go into the bar as usual, and right away my friend says, “Hey, Dick! Wait’ll you see the girl I got tonight! She had to go change her clothes, but she’s coming right back.”

“Yeah, yeah,” I say, unimpressed, and I sit at another table to watch the show. My friend’s girl comes in just as the show starts, and I’m thinking, “I don’t give a damn how pretty she is; all she’s doing is getting him to buy her drinks, and she’s going to give him nothing!”

After the first act my friend says, “Hey, Dick! I want you to meet Ann. Ann, this is a good friend of mine, Dick Feynman.”

I say “Hi” and keep looking at the show.

A few moments later Ann says to me, “Why don’t you come and sit at the table here with us?”

I think to myself, “Typical bitch: he’s buying her drinks, and she’s inviting somebody else to the table.” I say, “I can see fine from here.”

A little while later a lieutenant from the military base nearby comes in, dressed in a nice uniform. It isn’t long, before we notice that Ann is sitting over on the other side of the bar with the lieutenant!

Later that evening I’m sitting at the bar, Ann is dancing with the lieutenant, and when the lieutenant’s back is toward me and she’s facing me, she smiles very pleasantly to me. I think again, “Some bitch! Now she’s doing this trick on the lieutenant even!”

Then I get a good idea: I don’t look at her until the lieutenant can also see me, and then I smile back at her, so the lieutenant will know what’s going on. So her trick didn’t work for long.

A few minutes later she’s not with the lieutenant any more, but asking the bartender for her coat and handbag, saying in a loud, obvious voice, “I’d like to go for a walk. Does anybody want to go for a walk with me?”

I think to myself, “You can keep saying no and pushing them off, but you can’t do it permanently, or you won’t get anywhere. There comes a time when you have to go along.” So I say coolly, “I’llwalk with you.” So we go out. We walk down the street a few blocks and see a cafe, and she says, “I’ve got an idea — let’s get some coffee and sandwiches, and go over to my place and eat them.”

The idea sounds pretty good, so we go into the cafe and she orders three coffees and three sandwiches and I pay for them. As we’re going out of the cafe, I think to myself, “Something’s wrong: too many sandwiches!”

On the way to her motel she says, “You know, I won’t have time to eat these sandwiches with you, because a lieutenant is coming over…” I think to myself, “See, I flunked. The master gave me a lesson on what to do, and I flunked. I bought her $1.10 worth of sandwiches, and hadn’t asked her anything, and now I know I’m gonna get nothing! I have to recover, if only for the pride of my teacher.”

I stop suddenly and I say to her, “You… are worse than a whore!

“Whaddya mean?”

‘“You got me to buy these sandwiches, and what am I going to get for it? Nothing!”

Résumons : d’après ces lignes, on a affaire à des « salopes typiques ». Cerise sur le gâteau (d’un misogyne), Feynman y va franco : « Tu es pire qu’une putain ! » (c’est la signification de whore). Et pour cause : sa conquête lui fait un coup de pute, autrement dit une vacherie ! S’accaparer la nourriture, profiter de sa crédulité, pour partir avec un autre…

En philosophie feynmannienne, une putain est une femme qui n’échange aucune faveur sexuelle contre un sandwich. Comprenons par là qu’une prostituée – surtout une prostituée – accepterait de coucher en échange d’une compensation financière (en nature, ça reste à voir…).

Et Feynman de justifier un tel franc-parler : « si une femme a [a priori] envie de coucher avec moi, elle le fera, quoique je lui dise. » (remarquez la subtilité du propos…).

“Well, you cheapskate!” she says. “If that’s the way you feel, I’ll pay you back for the sandwiches!”

I called her bluff: “Pay me back, then.”

She was astonished. She reached into her pocketbook, took out the little bit of money that she had and gave it to me. I took my sandwich and coffee and went off.

After I was through eating, I went back to the bar to report to the master. I explained everything, and told him I was sorry that I flunked, but I tried to recover.

He said very calmly, “It’s OK, Dick; it’s all right. Since you ended up not buying her anything, she’s gonna sleep with you tonight.”

“What?”

“That’s right,” he said confidently; “she’s gonna sleep with you. I know that.”

“But she isn’t even here! She’s at her place with the lieu —”

“It’s all right.”

Two o’clock comes around, the bar closes, and Ann hasn’t appeared. I ask the master and his wife if I can come over to their place again. They say sure. Just as we’re coming out of the bar, here comes Ann, running across Route 66 toward me. She puts her arm in mine, and says, “Come on, let’s go over to my place.”

The master was right. So the lesson was terrific! »

En écoutant les bons conseils, ça a marché ! Tactile qui plus est, elle l’a attrapé par le bras – mais s’en l’enlacer tout de suite : une affaire trop vite conclue n’en est pas une…

S’il fallait retenir une chose de l’expérience (très scientifique) de Feynman, c’est apprendre à créer la tension sexuelle : si une femme est folle de vous, vous la traiteriez de putain, de catin, ou de salope, elle reviendra toujours vers vous… Du coup, rien à perdre en malmenant les gonzesses ; ce serait même davantage sexy. D’après lui, du moins !

Feynman, plus âgé.

Nice guy en vue !

Feynman était au début ce qu’on appelle – en bon français – un nice guy. Or, il paraît, les gentils garçons galèrent terriblement pour séduire la fille de leurs rêves. Face à ce paradoxe – les femmes préféreraient les méchants ? – Feynman fut le premier à chercher une explication… Quand on a inventé la bombe atomique, on doit bien pouvoir séduire une femme (j’imagine ce qu’il devait penser) ! Enfin, une femme… Une femme, ou plusieurs : il était déjà marié ! C’était surtout des relations extraconjugales qu’il raffolait…

Plus récemment, on établira un parallèle avec L’Arnacœur, le film avec Romain Duris et Vanessa Paradis, se déroulant à Monaco : Vanessa y quitte un homme beau, riche, et honnête pour finir avec un moins riche qui l’a trahi ignoblement : le briseur de ménages fout le nice guy  au tapis.

En 1939 déjà, Leo Durocher, surnommé Leo The Lip, entraîneur de le la prestigieuse Ligue Majeure de Baseball, clamait : « nice guys finish last » : les nice guys passent en dernier. En guise de traduction, nice guy – s’employant volontiers en français – se dirait « garçon sympa », ou quelque chose qui y ressemble… bonne poire, quoi !

Le nice guy se voit de loin : « Tu m’offres un verre ? » Oui ! « On va faire du shopping ? » Oui ! « Je peux dormir avec toi cette nuit, je me sens seule ? » Oui ! « On peut décaler notre rendez-vous à mardi plutôt ? » Bien sûr (et tant pis s’il y a Ligue des Champions) ! Le nice guy se fait mener à la baguette : amour aveuglant ou non, il ne sait pas dire non, même s’il est intimement persuadé du contraire. Il cède à tous les caprices féminins : « Tu préfères chinois ou japonais ? » (et tant pis si on a horreur des sushis), « Quel film tu veux voir ? », l’exemple extrême étant « Je peux t’embrasser ? ». Se demandant sans cesse ce qui est le mieux, l’homme manque de folie, d’impétuosité, d’audace, d’initiatives : il se comporte d’une manière qui le ferait fuir si sa dulcinée en faisait de même…

« Tant pis si tu ne peux pas aujourd’hui, ce sera pour la prochaine fois… »

La bonne poire masculine est typiquement (Feynman en aurait fait l’expérience) le type bien, sur lequel on peut compter, trop sans doute ! Cela lui vaut la gentillesse en retour des femmes, mais pas leur amour… Sans doute manque-il une certaine forme d’estime inhérente à la séduction : les femmes auraient l’impression d’avoir quelqu’un à leur botte, et ça, on n’en veut pas (quelque soit le sexe d’ailleurs…).

Le film culte Quand Harry rencontre Sally offre un exemple de parler sympathique aux femmes :

« – Un an pour un Homme, ça fait sept ans pour un chien.

– Qui est le chien ?

– C’est toi. »

Et voilà comment ça se termine… :

Comme dans L’Arnacœur :

Dans l’histoire, le tout est de ne pas être blessant…

Cela n’existait pas au temps de Feynman, mais les SMS ont quelque chose en commun avec le nice guy qu’il fût – un temps du moins. La technique du marinage consiste à faire mijoter, mariner, la fille ou le garçon qui nous intéresse.

Barney Stinson, l’archétype de l’homme a-romantique de la série américaine How I met your mother, explique pourquoi il faut attendre trois jours avant d’envoyer le premier SMS. Jésus a inventé cette règle : s’il était réapparu le lendemain de sa mort, personne n’aurait remarqué sa disparition.

The Three Days Rule est le 21ème épisode de la quatrième saison. Étrangement, la scène se déroule dans un bar… L’endroit idéal pour draguer ?

Pour le psychologues, le désir s’exhale avec la durée. Il s’exacerbe, se fait plus pressant : l’autre se fait désirer, d’où l’idée d’attendre au lieu de se jeter sur une personne. Côté textos, Florence Foresti en connaît un rayon :

Dans l’histoire, Feynman est tout, sauf tendre avec les femmes. Pour excuse, il paraît qu’il en a vu de toutes les couleurs avec elles ; c’eut été sa deuxième passion dans la vie… après la physique.

Il n’empêche que son livre s’est vendu à un demi-million d’exemplaires et a amené une suite intitulée Qu’est-ce que ça peut vous faire ce que les autres pensent ? (Titre original : What Do You Care What Other People Think?: Further Adventures of a Curious Character). Les deux ouvrages sont tirées de conversations avec son ami Ralph Leighton, producteur.

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Richard Feynman, décrié par la profession… peut-être parce qu’il vendait plus ses livres que des livres de physique !

Le titre du premier vient de la réponse d’une femme à l’université de Princeton : après qu’elle demanda à Feynman s’il voulait du lait ou du citron dans son thé, Feyman a répondu les deux (ignorant que le citron ferait cailler le lait). Prix Nobel de physique, il n’en fut pas fier, au point d’y consacrer un livre ! Un livre dédié aux bar topless, comme il les évoque si bien, mais aussi au forçage de coffre-fort, ainsi qu’à l’élaboration de la bombe atomique (rien que ça…) Il faut dire, Feynman faillit se faire voler les plans de la bombe par les soviétiques.

Par coïncidence, Feynman emprunta un jour la voiture du physicien Klaus Fuchs pour rendre visite à sa femme. On découvrit plus tard que Fuchs espionnait pour l’URSS. Une autre fois, il découvrit qu’un capitaine travaillant dans son service avait un coffre-fort massif, plus sûr que tous ceux qu’avaient les scientifiques qui travaillaient sur la bombe, installé dans son bureau…

Côté vie privée, il n’eût que (!) trois femmes, mais un nombre incalculable de maîtresses et d’aventures par ci par là (ce sont ses collègues qui le disent, surtout). Certains argueront qu’il n’y a pas besoin d’être Prix Nobel pour considérer les serveuses comme des salopes ; il n’empêche que Richard Feynman n’a pas la langue dans sa poche. Comme on l’imagine, ses propos lui valurent une certaine aversion de la part de ses collègues. D’un côté, alors qu’il révolutionnait la physique au comptoir avec un bloc-notes, de même qu’Einstein était un habitué des salons de thé, essayons de le comprendre : il avait besoin de se distraire !

A propos de physique quantique, regarder (jusqu’au bout !) ce sketch d’Alexandre Astier et Muriel Bonnet : ils ont leur petite idée de la physique quantique… et des gens qui la pratiquent.

Source : transposé en partie de http://masksoferis.wordpress.com/2009/05/15/on-feynmans-observation-on-maths-physics-sex-and-masturbation/ (amusez-vous à traduire ça de l’anglais, et vous pourrez dire que c’est du n’importe quoi !)

Amour défini sur R+*

A ceux qui voudraient méditer scientifiquement sur l’amour, méditez… niveau filière scientifique :

Quel rapport y a-t-il entre vie de couple et vie de matheux ? La recherche du point G ! (allusion au barycentre, via la page Facebook dédiée aux blagues de S).

La raison pour laquelle la vie est complexe est qu’elle comporte une partie réelle et une partie imaginaire. (allusion aux nombres complexes, auteur inconnu). Mais aussi…

La vie est un mélange racémique, mélange équimolaire d’entités contraires se compensant mutuellement… L’amour et la haine, le bonheur et le malheur, la réussite, l’échec, la douleur, la joie de vivre ! Chacun de ces états d’âme sont l’image l’un de l’autre par un miroir… (allusion à la chiralité, de moi :p)

Tyson Beckford : chocostar choisit les stars !

Les demoiselles sont priées de se laisser tenter par une douceur chocolatée, j’ai nommé une barre pur cacao signée Tyson Beckford. Le mannequin très prisé, égérie de Ralph Lauren a décidé d’apporter son soutien à l’ex-mannequin Elle Macpherson dans une tache des moins aisées… : recruter les tops models de demain. Aidé de la fashionista Whithney Port (anciennement à The Hills sur MTV) et du créateur Julien McDonald, il devra débusquer les tombeurs et tombeuses prometteurs.

Le mannequin Tyson Beckford, paré de ses plus beaux atours…

Peu après le scandale sur la divulgation d’une sex-tape, Tyson Beckford revient de manière tonitruante sur la scène médiatique dans une nouvelle promotion de Britain & Ireland’s Next Top Model. Diffusée sur la chaîne britannique Sky living, l’émission phare est diffusée depuis 2005 et le jury change chaque année.

Sélectionné pour sélectionner…

Avec une carrière débutée en 1992, rappelons que Tyson Beckford, âgé de 41 – qu’il ne fait pas – passe pour être l’un des plus beaux mannequins de couleur, du moins l’un des plus célèbres. En 1995, il était déjà classé par le renommé magazine People dans les 50 plus belles personnes au monde. La même année, il est classé 38 au palmarès des 40 Hottest Hotties of the ’90s. Et des distinctions, il en a eu bien d’autres… Ces derniers temps, les marques se l’arrachent : difficile de dégoter un contrat avec l’atout charme de Ralph Lauren ; tant et si bien qu’avec son recrutement dans le jury de l’émission, la chaîne met toutes les chances de son côté pour débusquer la perle rare. Sélectionné parmi de nombreux prétendants, on se demande si le casting ne concerne pas plutôt le jury de ce célèbre show télévisé outre-Manche !

En tout cas, le beau Tyson va avoir du boulot… Cette fois, il n’exposera plus ses tablettes de chocolat, mais sera chargé de noter les prétendants au trône, pour ne pas dire assurer la postérité.

Quoique Beckford n’est pas encore à la retraite ! Jamais, au grand jamais, il ne manque d’humour – au pays des people, ça vaut mieux :  “I’m going to give you a kiss now, if you don’t mind.”, répond-il aux journalistes (en talons !) qui l’interrogent : « Je vais vous donner un baiser maintenant si ça ne vous dérange pas. » ❐

Source : The Sun (http://www.thesun.co.uk/sol/homepage/showbiz/tv/4385455/Britain-And-Irelands-Next-Top-Model-judge-Tyson-Beckford-says-British-models-are-wild.html)

C’est du YOP…

Un message à faire passer ?

L’image qui suit n’est pas sans rappeler une anecdote à propos du célèbre Newton : on peut avoir inventé le calcul intégral et découvert les lois de la gravitation, cela n’empêche pas… de faire deux trous dans la porte pour ses chats : un pour le grand, et un pour le petit (tentez de saisir là où ça cloche !).

Du sexe au chocolat, un baiser sucré

Du sexe au chocolat, ou vice-versa, il n’y aurait qu’un pas ! Pour le Docteur David Lewis, le chocolat est un succédané d’amour…  A en croire une étude parue en 2007, le chocolat procure chez la femme une sensation de bien-être en tous points semblable à un baiser. D’autant que cet aliment-miracle est réputé, à tort ou à raison, provoquer l’orgasme.

On a vite fait de craquer pour ce succulent fondant choco… et c’est tant mieux !

Mes lecteurs assidus savent combien j’admire les scientifiques un brin déjantés. Plus exactement, il y a Hervé This, le gastronome moléculaire (sans culotte courte) qui nous explique, en outre, la cuisson et la couleur des aliments, ainsi que les scientifiques spécialisés dans le sexe, alias chercheurs en psychologie comportementale (ceux-là même qui nous en apprennent davantage sur le zizi que nous n’en savons nous même).

Vous saurez tout sur le zizi…

Justement, l’air de Pierre Péret est encore d’actualité… Après l’aversion du vagin rougeâtre, les conseils en matière de pratique sexuelles, ou encore l’appétence des hommes et des femmes pour les congénères vêtus de rouge, l’étude émanant de l’Université de Sussex (sans jeu de mots !) fournit une confirmation des voies neurologiques impliquées dans le plaisir, à savoir qu’on peut plus ou moins simuler n’importe quelle sensation par une stimulation adéquate.

En matière de psychologie, et notamment de sexologie, des progrès faramineux ont été faits ces dernières années grâce à l’avènement de l’IRM. En plus d’avoir révolutionné l’imagerie médicale et la chimie, la résonance magnétique nucléaire a enrichi considérablement les neurosciences : on en sait désormais bien plus sur les fondements neurologiques de la pensée et des émotions, tel le plaisir orgasmique.

Vue en IRM cérébrale, la sensation procurée par le chocolat présente de nombreuses similitudes avec l’orgasme. D’ici à dire que le chocolat provoque la jouissance… D’aucuns ne s’accorderont en revanche pour dire qu’en gâteau fondant ou en carrés, il procure un bien-être passager, censé, chez la femme, être comparable à un baiser passionné.

Comment savoir si cette femme simule ou non ? Par IRM !

Dans cette étude éminemment sérieuse, il est question de chocolat noir. Comme toujours en « chocolatologie » d’ailleurs, tant le chocolat est un objet d’étude prisé. Coupe-faim, anti-vieillissement, prévention du cancer et des maladies cardiovasculaires, antidépresseur… : on lui connaît désormais mille vertus, ou presque ! D’autant, disons-le nous, que cinq ou six carrés de chocolat par jour ne font pas grossir : bien au contraire le chocolat apporte une juste dose de graisses saines et essentielles au renouvellement cellulaire ; le tout est de s’imposer une limite !

C’est bon pour le moral !

Ce n’est pas la Compagnie Créole qui dirait l’inverse… Le chocolat, c’est bon, et même très bon, pour le moral ! Reste que l’étude ne précise pas si l’effet du chocolat vis-à-vis du plaisir est le même chez l’homme. On ne peut rien conclure trop hâtivement, étant donné que des différences dans les processus orgasmiques sont connus depuis peu entre l’homme et la femme, donc pourquoi pas dans le ressentir du plaisir en général…

Mais surtout, qu’est-ce qu’une femme embrassant langoureusement un homme… à la salive chocolatée ? Ne rigolez pas : il y a quelques années une jeune fille est morte en embrassant son petit ami qui avait mangé un sandwich au beurre de cacahuète. Le rapport ? Elle était allergique à l’arachide, et, comme chacun sait, les substances allergisantes agissent à l’état de traces (d’où l’utilité de le préciser sur les étiquettes). Or d’autres composés peuvent agir à l’état de trace ; c’est justement le cas de beaucoup de substances sécrétées par les plantes…

Ainsi donc, le chocolat fait du bien, apparemment autant qu’un baiser fougueux ! Les différents composés qu’il contient agissent en synergie ; en particulier la phényléthylamine est incriminée : c’est une hormone (couramment appelée « hormone de l’amour ») contribuant à l’orgasme, or le chocolat en contient. La phényléthylamine augmente le taux corporel d’endorphines, composés opioïdes endogènes. Cependant, sa teneur dans quelques carrés est actuellement discutée, ou plutôt la relation dose-effet : s’agit-il de quantités pondérables pour déclencher une réponse physiologique, si vite qui plus est ? Probablement pas, du moins pas une sensation aussi intense que l’orgasme.

Structure d'une phényléthylamine

La phényléthylamine est un neurotransmetteur impliqué dans l’amour et le sexe. Elle dérivé de l’acide aminé phénylalanine. La mescaline, une drogue hallucinogène, en contient, d’où l’analogie addiction / amour.

Pourtant, le pâtissier Pierre Hermé raconte une anecdote (voir l’orgasme en 10 récits) savoureuse : une femme lui aurait confié ressentir l’orgasme en goûtant un de ses délicieux gâteaux. Or, il ne s’agit pas d’un cas isolé, loin de là ; les témoignages pullulent sur Internet, d’autant que les femmes auraient globalement des goûts plus raffinés (affaire de culture sans doute, car les récepteurs aux goûts sont aussi abondants chez les deux sexes, voir Une histoire de goûts).

Le chocolat : nouveau canard vibrant ?

Le chocolat, masturbation linguale ? Provoquer l’orgasme semble excessif, d’autant qu’aucune étude ne le prouve tangiblement ! Procurer un plaisir identique au baiser, en revanche… L’on sait fort bien que les chimiorécepteurs linguaux sont on ne peut plus actifs lors d’un méli-mélo de langues (ce qu’on appelle couramment « rouler une pelle », ou mieux un french kiss, à ne pas confondre avec le smack, simple bisou « superficiel » ne mettant pas en branle des récepteurs autres que ceux des lèvres).

Mieux encore, le chocolat mettrait en route des circuits neuronaux semblables à ceux impliqués dans la dépendance amoureuse… Or ce délice de cacao pourrait bien être ce qu’on appelle un placebo : et si, plus on se persuaderait qu’il nous fait du bien, plus il nous en ferait effectivement ? Ne serait-ce qu’un baiser agréable, se laisser emporter par la douceur du cacao venu du bout du monde rien que pour nous…

Rendez-vous galant parfum cacao

Le chocolat fait du bien, autant qu’un baiser, semble-t-il ! Si l’or noir n’est probablement pas assez puissant pour mimer l’orgasme (sauf éventuellement chez les personnes hyperesthésiques, c’est-à-dire souffrant de perception accrue des stimuli sensoriels), il s’utiliserait bel et bien, inconsciemment, en guise de baiser, sans que le mécanisme alternatif à l’amour ne soit véritablement élucidé. Après plusieurs siècles, le chocolat n’a décidément pas encore révélé tous ses mystères.

A voir ou à revoir, Comment rouler une pelle : assez hilarant !

NB (comme s’il fallait le préciser) : ne s’y fier guère outre-mesure ; en la matière il n’y a que l’expérience qui vaille ! Et vaillant chocolat ne remplacera jamais le regard charmeur d’autrui…

D’ailleurs, la parution originale fit l’objet de critiques acerbes, telle « on se souviendra toujours de son premier baiser, mais pas de son premier carré » !

Source : http://news.bbc.co.uk/2/hi/health/6558775.stm

Fait-il encore bon vivre à Toulouse ?

Trois forcenés en moins de trois mois à Toulouse, ça commence à faire beaucoup pour les unités d’élite… Quant à celui de Météo France, en période d’alerte orageuse sur une bonne partie de la France, ses motivations ont enfin été élucidées :

Via la page Facebook Le rire c’est la santé