Archives Mensuelles: juillet 2012

La mort, rions-en !

La mort, les philosophes y ont beaucoup réfléchi… Elie Semoun aussi : le voici dans la peau d’un employé de crématorium. Hilarant !

Dieu fait son show, ou La pensée de Dieu

Après Le visage de Dieu, sorti en 2011, sa pensée ! Loin d’en rajouter une couche, les célèbres frères Bogdanov, l’ADN humain mais pour patrie l’espace, réitèrent l’expérience du questionnement divin. Dans La pensée de Dieu, tout juste paru aux éditions Grasset, il est question de ce que Dieu sait… ou non.

Mais surtout, ne cherchez pas (outre-mesure) à savoir s’Il existe : là n’est pas la question ; d’autant que chacun se forge sa propre opinion. Si la science montre indubitablement que l’Univers peut se créer à partir de rien (voir mon article sur le principe d’incertitude), moult questions sur l’origine de la matière subsistent, habilement exposées dans ce livre.

Il est en particulier question d’auto-organisation (ce qu’on appelle l’émergence en théorie de la complexité).

Lu dans Carrefour Savoirs, juillet 2012, par Alexis Brocas (auteur de La mort, j’adore)

Bien entendu, ce nouvel ouvrage ne manque pas de susciter la critique : http://www.lepoint.fr/societe/faut-il-bruler-les-bogdanov-12-07-2012-1484451_23.php

Comme avec les Bogdanov l’esprit critique est de mise, on ne peut que savourer cette réflexion philosophique avec des pincettes. Dieu est plus philosophique que scientifique, n’est-ce pas ?

Bref. Je suis tombé sur une chanson tonguienne…

Par hasard, j’ai mis la main sur une chanson venant de sortir. Elle nous vient surtout du Tonga, pays perdu au beau milieu du Pacifique. Assez exotique, et bien loin de la K-pop !

Et en voici une autre du même groupe :

Les tonguiennes sont en rythme, en tout cas !

Ainsi qu’un clip moins bon enfant, sans rapport aucun :

Des sportifs sexy à la une

Se dénuder pour le magazine ESPN, à l’occasion de la Body Issue 2012, ils l’ont fait ! Six sportifs, parmi les plus célèbres, posent en tenue d’Adam et Eve, pour un résultat garanti :

Et voici le making-off :

Mariez-vous au McDo’ !

BEST-OF. Envie d’un mariage original, et inoubliable, par la même occasion ? En Chine, McDonal’ds vient d’inaugurer une prestation on ne peut plus savoureuse : le mariage aux côtés de Ronald… ou pas !

Un cérémonial en bonne et due forme

Si, dans nos contrées, ils ne font qu’organiser des anniversaires, l’enseigne propose au pays de Confucius des formules plus qu’atypiques : robes de mariée en ballons et gâteaux en sandwichs.

Comme le veut la tradition, un bisou à l’instar de La belle et le clochard, à ceci près qu’une frite – faite maison – remplace avantageusement la spaghetti (ou la cerise) !

Au service Recherche & Développement de McDonalds, on ne manque décidément pas d’idées !

Ce n’est plus le moment de lancer du riz, mais de commander un menu double cheeseburger familial, avec un McFlurry spécial en guise de dessert. Tant qu’à faire, ne surtout pas oublier le photographe, pour des clichés mémorables dans la piscine à balles…

Venez comme vous êtes

Pour un cérémonial si romantique, quoi de plus naturel que de délaisser les artifices (maquillage, voile…) en suivant la sacro-sainte maxime de la chaîne : venir (presque) comme on est ; des cernes sous les yeux, et l’estomac dans les talons, s’il n’y a que ça pour faire plaisir à son/sa dulciné(e)…

Une initiative également testée à Hong Kong…

On attend ça en France… ou pas !

Le boson de Higgs expliqué aux enfants

Après près de 50 ans de recherche et une traque acharnée, le boson de Higgs, graal de la physique aurait été découvert. Une particule malaisée à comprendre de prime abord ; et pourtant, sans elle nous ne serions pas là…

Le boson de Higgs expliqué aux enfants… et à tous ceux s’étant arrêtés avant le doctorat en physique !

La grande nouvelle du 4 juillet 2012, c’est la découverte quasi-certaine du boson de Higgs. Une découverte parmi tant d’autres en physique ? Non ! Certes, cela n’influencera pas (tout de suite) les technologies ; mais c’est un coup de tonnerre dans la physique fondamentale. Il ne s’agit pas d’un turboréacteur dernier cri, encore moins du prochain écran tactile flexible, mais bel et bien d’une découverte capitale nous en apprenant davantage sur l’Univers…

En physique, traverser une zone de turbulences, ça arrive : au début du vingtième siècle, il y avait le « petit nuage dans le ciel de la physique » évoqué par Lord Kelvin (rayonnement du corps noir qui mena à la physique quantique) ; plus récemment – depuis la fin de la seconde guerre mondiale – on se demandait, avec les progrès de la physique subatomique, pourquoi les particules ont une masse.

Toute la question (existentielle) est de savoir pourquoi certaines particules ont une masse et d’autres n’en ont pas ! Eh oui, ce n’est pas évident : le photon (grain de lumière) n’en a pas (c’est pourquoi il se déplace si vite, à la vitesse de la lumière ; au passage c’est ce qui permet de téléphoner loin !). A l’inverse, nous on en a… une masse, pour la bonne raison que nos constituants (protons et électrons) en ont !

Le boson de Higgs est surnommé particule-Dieu : si les particules sont massives, ce serait (uniquement ?) grâce à lui ! D’où l’intérêt de le cerner : le CERN – Centre Européen de Recherche Nucléaire – vient justement de mettre la main dessus. C’est une bonne chose : s’il n’existait pas, il  y aurait une faille – de taille – dans le modèle standard sur lequel repose toute la physique…

Cette particule a été prédite par la théorie en 1964 pour pallier à une lacune du modèle standard : la brisure de l’interaction unifiée électrofaible en deux interactions par le mécanisme (encore plus imbuvable que son nom) de Brout-Englert-Higgs-Hagen-Guralnik-Kibble… Quésako ?

Le champ de (bosons de) Higgs peut être vu comme une « mélasse » dans laquelle baignent les particules qui nous entourent : selon leur interaction avec cette mélasse (frottements), ces particules s’y meuvent plus ou moins facilement, donnant ainsi l’illusion qu’elles ont un poids spécifique. En fait selon le mécanisme de Higgs, les particules que l’on connait n’auraient donc pas de masse intrinsèque, celle-ci ne serait qu’une mesure de leur interaction plus ou moins grande avec le champ de Higgs qu’il introduit.

De l’absence d’interaction du photon avec ce champ découlerait ainsi à la fois sa masse nulle (le photon se mouvant sans difficulté dans le champ de Higgs), et la portée infinie du champ électromagnétique (le photon n’étant pas « ralenti » par les bosons de Higgs).

Ça passe toujours pas ? 

Matt Strassler, professeur à l’université Rutgers, compare le champ de Higgs à l’air environnant :

« Qu’est-ce que le champ de Higgs et comment le concevoir? Pour nous, il est tout aussi invisible et indétectable que l’air pour un enfant, ou que l’eau pour un poisson ; en réalité, il l’est même encore davantage, car en grandissant, nous apprenons à prendre conscience du flux d’air dans lequel baigne notre corps et à le détecter par nos sens, mais aucun de nos sens ne peut nous permettre d’accéder au champ de Higgs. »

Flotte un air de colombe de Kant fendant l’air où elle se meut…

Margarat Thatcher dans une pièce bondée

Le physicien Peter Higgs (l’unique, le vrai) explique que sa métaphore préférée a été imaginée par le physicien David Miller, qui voit dans le mécanisme du boson de Higgs une métaphore de la politique britannique contemporaine. Dans Physics World, Matin Durrani écrit :

« Miller est célèbre pour avoir comparé le boson de Higgs à l’ancien Premier ministre britannique, Margaret Thatcher, avançant dans une salle bondée et gagnant de la masse à mesure que d’autres personnes s’agrégeaient autour d’elle. »

Autre version que la dame de fer s’attirant les foudres, celle-ci est due à Burton DeWilde :

« Imagine une pièce remplie de physiciens. Tout d’un coup, Einstein arrive et essaye de la traverser, mais des physiciens éblouis par sa personne s’agglutinent autour de lui et entravent ses mouvements, ce qui augmente sa masse. Maintenant, imagine que je rentre dans la pièce. Un étudiant de seconde zone, personne ne veut me parler, ce qui fait que j’arrive à traverser relativement facilement la foule de physiciens – pas de masse effective pour moi ! Enfin, imagine que quelqu’un lance une rumeur, et que les physiciens se mettent à s’exciter et à se rassembler spontanément. »

Dit autrement, on ne se fraye un chemin (dans l’espace-temps) que si on est ignoré, c’est-à-dire si personne n’interagit avec nous. L’agglutination permet de se représenter commodément les choses ! Une perle (lisse, sans aspérités) tombe plus vite dans un liquide qu’un objet cabossé. Sans penser à la loi de Stockes, le liquide est comparable au champ de bosons de Higgs : selon leur nature, les particules y baignant sont plus ou moins freinées, donc plus ou moins massives !

Plus il y a de monde autour, moins on s’évertue facilement ; plus la pression est étouffante, moins on avance… Du Higgs tout craché ! A condition bien sûr d’être sensible au liquide (c’est-à-dire d’interagir avec les bosons de Higgs) : des perles s’enfonçant dans un liquide subissent ses frottements, mais des grains de sables (assez fins) ne sont pas freinés ! Ils filent au fond de l’eau en ligne droite, à l’instar des photons voguant au gré de l’espace-temps…

Ce n’est qu’une image, mais c’est l’art d’éviter les mathématiques en vulgarisant… Est-ce légitime d’ailleurs ? Un physicien intransigeant n’y verra pas que du feu !

Pour moi, la physique repose avant tout sur le bon sens, au sens où elle doit être en adéquation avec la réalité. Bien entendu, les maths sont le socle de cette discipline, mais elle ne s’y réduit pas. Exemple : la loi de Fick et la loi de Fourier régissent respectivement la diffusion de soluté en solution et la diffusion de la chaleur. Chacun sait que la diffusion se fait du milieu le plus concentré (en sel, sucre…) vers le moins concentré ; de même la chaleur va spontanément du milieu le plus chaud au plus froid.

L’expérience (fort simple !) consistant à laisser ouverte la porte en hiver est une expérience scientifique (un brin archaïque)… Elle fournit la confirmation d’une loi mathématique faisant intervenir un gradient (opérateur vectoriel) de température. Si, thermodynamiquement, la chaleur ne peut aller (naturellement) que du plus chaud au plus froid, le bon sens reste de mise : c’est aussi – et avant tout – une affaire pratique.

Deux catégories de phénomènes s’affrontent en physique : ceux qu’on explique après leur découverte, et les autres… expliqués avant d’être découverts ! C’est le cas du plus célèbre boson, dont l’existence ne demandait qu’à être confirmée par l’expérience. Le cas échéant, les physiciens se seraient fourvoyés durant des décennies ; cela dit la physique recèle encore bien des mystères… Il suffit de regarder un film de science-fiction pour appréhender notre ignorance !

Voyage intergalactique, invisibilité, et antigravitation ne sont pas pour demains ; pour autant Peter Higgs, théoricien de génie né en 1929, n’a pu retenir ses larmes : ce n’est pas tous les jours qu’on découvre un nouveau boson – qui plus est, d’une importance cruciale – , et c’est encore moins souvent qu’il porte notre nom…

Et le web-magazine Slate de finir en beauté : « Enfin, n’hésitez pas à vous rendre sur le site du Cern. Oh, pas pour y lire les dernières données enregistrées par l’accélérateur de particules, qui ressemblent à ça :


Non, plutôt pour consulter le mini-site dédié aux enfants, CernLand, avec des explications à la portée de tous… et des petits jeux sympa. »

Un petit détail, pour terminer : le New York Times rapporte que les scientifiques avaient mis le champagne au frais depuis le mois de décembre. C’est dire… s’ils sont cachottiers ! Pour l’heure, après moult vérifications, la nouvelle est fiable à 99,99997 %. Sait-on jamais !

« Faites péter le champagne ; un boson de Higgs, on en découvre un tous les 10 milliards d’années… au moins ! » Si sérieux d’ordinaire, vont-ils finir soûls pour l’occasion ? 

So frenchie…

Lu sur la page Facebook d’Harper’s bazaar, célèbre magazine de mode anglais : Don’t you think Diane Kruger has that certain je ne sais quoi?

Comme souvent dans la langue de Shakespeare, les mots français côtoient les autres mots. A tel point que le bel anglais se rapproche au plus haut point du français…

Pour impressionner un anglophone… sortez votre plus bel accent français ! Crème de la crème, coup de grâce, adieu, aide-de-camp, agent provocateur, aide-mémoire, à la, cliché, bon appétit, bon voyage, déjà vu, rendez-vous, fiancé, pêle-mêle, à la carte, à la minute, à la mode, amour-propre, apéritif, après-ski, c’est la vie : autant d’expressions correctes en anglais !

Les Anglais en raffolent ; la liste est interminable : à propos de, art-déco, art nouveau, attaché, au contraire, au fait, au gratin, au jus, au naturel, au pair, aux troix crayons, avant-garde, bas-relief, belle-époque, bête noire, billet-doux, blond, bon mot, bon ton, bon vivant, bric-à-brac, brunette, café au lait, cause célèbre, cerise, chacun à son goût, chaise longue, chargé d’affaires, cheval-de-frise, cheval glace, chef d’œuvre…

Il y en a bien d’autres, comme l’ancienne unité avoirdupois. Pour le reste… on ne file pas à l’anglaise, l’expression se traduisant par take the french leave ! Mais aussi… french kiss (of course!), excuse my French

Cette appétence non anecdotique pour les mots français s’explique par l’histoire : Guillaume le Conquérant, français, fut le premier roi d’Angleterre… Ainsi, la langue de Molière resta, des siècles durant, la langue officielle du Royaume-Uni !

Et eux, ont-ils ce certain je ne sais quoi évoqué par le journaliste ? Je ne sais trop ce qu’il entend par là ; et vous ? Le charme à la française, sans doute… Juste après, il y avait marqué : see more of the chic french style from the Chanel couture show (http://www.harpersbazaar.com/fashion/party-snaps/couture-party-pictures-fall-2012).

Diane Kruger et Joshua Jackson