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Moi Président de la République : l’astronomie à l’école

Pardonnez-moi de pomper notre nouveau Prédisent, mais moi Président de la République, les élèves auront cours d’astronomie !

A l’exception de Jacques Cheminade, l’OVNI de la campagne dont j’évoquais les idées délirantes sur la fusion froide et la terraformation de Mars, aucun candidat à la présidentielle (ou à quoi que ce soit d’ailleurs) ne semble accorder d’importance aux technologies spatiales. Pourtant, elles sont un secteur économique privilégié, dont le dopage permettrait de relancer la croissance en ouvrant de nouveaux horizons (c’est le cas de le dire), en réduisant le chômage, et en innovant, technologiquement parlant. Ainsi donc, étant donné l’enseignement scolaire fade, qu’on ne s’étonne pas du peu d’intérêt que suscite l’espace. En effet, je serai surpris que le bac en poche, beaucoup d’élèves savent ce qu’est le solstice ou un équinoxe. Combien d’entre eux pensent que les saisons sont dues à l’éloignement du soleil, alors qu’elles sont dues à l’inclinaison de la Terre sur son axe ?

Peut-on encore rêver ?

La vraie raison du désintérêt du spatial est qu’autrefois, dans les années 1960, avec le programme Apollo, tout le monde (ou presque !) rêvait de devenir astronaute. Du moins, l’an 2000 paraissait un univers fantastique où chacun posséderait son vaisseau spatial ; on pensait au moins qu’il y aurait une présence permanente dans l’espace (de nature moins anecdotique que l’ISS). Et ce fut la désillusion… Les navettes américaines popularisèrent à nouveau les cieux ; désormais elles sont au musée, et les Américains contraints à se prostituer chez les Russes pour leurs vaisseaux Soyouz, une technologie d’il y a cinquante ans ! D’autant qu’il s’agit d’un beau revers de fortune pour le pays de l’Oncle Sam qui n’aurait  pas imaginé une seule seconde être à la merci du bon-vouloir soviétique, ou russe !

Et Obama d’annuler le programme Orion de retour sur la Lune…

Il s’agit pourtant d’un cercle vicieux : moins on fait pour l’espace, moins l’espace fait pour nous. Aussi, comment susciter des vocations si l’astronomie est à peine effleurée à l’école ?

Pour ce qui est enseigné, c’est en quatrième : un chapitre de physique consacré aux éclipses. Le reste est déconcertant : une partie du programme de seconde est un semblant d’étude du système solaire. Devinez dans quelle matière… en SVT : Sciences de la Vie et de la Terre. Peut-être faudrait-il les renommer Sciences de la Vie, de la Terre, et de l’Univers, non ?

Moi Président de la République, les élèves auront SVTU ! N’ayez crainte, l’acronyme est si laid qu’il vaut mieux réinstaurer les « Sciences nat ». Finalement, la physique, la chimie, la géologie, la biologie, et l’astronomie ne perdraient pas à être fusionnées. Comme toute classification est arbitraire, autant ne pas établir des clivages illusoires. La raison de cette séparation tient aux fait qu’on ne peut (vraiment ?) pas former de professeurs polyvalents, mais il n’est pas question pour un professeur de physique de se travestir en professeur de biologie, et vice-versa : il s’agirait d’une matière, où un professeur différent exposerait son cours.

Pour autant, les élèves s’y perdraient sûrement… Peu importe la planification, l’essentiel est d’enseigner des rudiments d’astronomie : il ne s’agit pas de verser dans l’astrophysique en décrivant l’effondrement gravitationnel des trous noirs. Je pense – humblement – qu’on n’aurait rien à perdre à parler de quasars, pulsars, magnétars, supernovas, car bon nombre de connaissances sont accessibles dès le lycée.

La Ceinture de Kuiper, ainsi que les planètes extrasolaires, objet le plus intéressant de la recherche actuelle (surtout parce qu’elles pourraient abriter la vie) devraient également être de la partie. Et les constellations, savoir se repérer aux étoiles ? Cela devient-il inutile avec la pollution lumineuse des villes et les GPS ?

La trajectoire des comètes, l’aphélie, la périhélie, le plan de l’écliptique, l’apogée, le périgée, la position du soleil dans la Voie Lactée (bras d’Orion !), le superamas de la Vierge, les types de galaxie…

Il est étrange qu’on soit allé sur la Lune avec un ordinateur contenant moins de mémoire que le moindre téléphone portable actuel : aujourd’hui nous disposons de supercalculateurs aux capacités prodigieuses, et nous n’en faisons rien… si ce n’est des simulations nucléaires pour construire des sous-marins lanceurs d’engins coûtant un milliard l’unité, soit moins que certains programmes spatiaux orbitaires !

Surtout, on apprend dans la filière scientifique des choses qui, bien qu’elles soient passionnantes, ne sont pas forcément utiles à tout un chacun : je pense à la géologie dont les connaissances relativement approfondies sur les marges actives et passives ne perdraient rien à laisser place à un peu d’astronomie.

Plus précisément, mes détracteurs rétorqueront qu’il y aurait trop de choses à faire. Bien sûr, pourquoi pas remettre au goût du jour l’étude du magnétisme qui s’est volatilisé des programmes du physique du secondaire alors que l’effet Hall, lui, n’a pas disparu.

Pire que cela, le magnétisme fait toujours partie du programme de Première S. Théoriquement – c’est dans le bulletin officiel – les forces de Laplace ne doivent pas être inconnues des élèves à la sortie de cette classe, mais je me demande quel professeur traite ce chapitre, dans la mesure où il n’est pas exigible au bac !

Moi qui m’intéresse à titre personnel à l’histoire des sciences me demande pourquoi on fait l’impasse sur l’expérience d’Ørsted, alors qu’elle est mentionnée dans le programme : ce n’est pas tous les jours qu’on montre que le courant électrique a une influence sur les boussoles !

De même, la conduction des potentiels d’action évoquée en Première S, ainsi que la morphogénèse végétale, sont des chapitres de SVT que tout le monde délaisse puisqu’ils ne « tombent pas au bac », comme on dit dans le jargon…

A quoi bon apprendre la science donc ! Comme je suis passé par là, je déplore que trop d’élèves, pas tous heureusement, mais un bon nombre apprennent des choses qu’ils oublieront le lendemain du bac, plutôt de s’émerveiller sur les possibles. Pour moi, on ne peut s’émerveiller qu’en regardant les étoiles. Et si notre civilisation a tant de problèmes (à commencer par l’écologie), c’est peut-être parce qu’elle ne se penche plus vers les étoiles. A rester cantonnés sur notre petite planète (au demeurant pas si petite et pas si mal que ça), on en croirait que le monde s’arrête ici, et qu’une fois qu’on aura puisé tout l’uranium pour en faire du mox, on va tous mourir…

La religion veille

Avec leur périscope, les sous-mariniers religieux pourraient bien veiller à ce que l’astronomie ne soit pas enseignée à l’école. Si notre République se veut en effet laïque, les Eglises quelles qu’elles soient pourraient craindre l’évocation du Big Bang, ou d’une certaine histoire de l’Univers, à commencer par la date de formation de la Terre. En effet, l’enseignement de l’évolution en Terminale suscite la polémique (aux Etats-Unis des professeurs sont régulièrement condamnés pour avoir évoqué Darwin), donc s’attarder sur le disque d’accrétion de la protoplanète Terre est sûrement un affront vis-à-vis des diverses communautés religieuses qui, bien que le pape ait reconnu la plausibilité d’autres mondes habités à cause de la découvertes de planètes extrasolaires et ne soit pas hostile au Big Bang, n’ont de cesse de soutenir la Création en 7 jours vers 5000 avant notre ère.

Il semble donc que les religions aient leur mot à dire en ce qui concerne l’enseignement. On peut s’insurger ou au contraire exclure le passé lointain et se concentrer sur le présent de l’Univers (même si cela n’a pas grand sens étant donné que voir loin dans l’espace, c’est voir loin dans le temps à cause du délai-lumière).

Ce sont de grands mots… Toujours est-il que moi Président de la République (ça va me donner des idées), je ne perdrais rien à proposer à l’Education Nationale une heure optionnelle par semaine d’astronomie. Qui m’aime me suive, comme on dit !

François Hollande à la télé !

J’ai assisté de mes propres yeux (via la télévision !) à l’adoubement de François Hollande. Dans le jardon moderne, cela s’appelle l’investiture, mais la remise des insignes du grand maître de la légion d’honneur n’est pas si différente du protocole chevaleresque.

Le luxe

Dans une atmosphère musicale du dix-huitième siècle (un morceau de Jean-Philippe Rameau voulu par Monsieur Hollande lui-même), le président et son escorte militaire arpentent des salons de toute beauté, aux ornements raffinés, tout en dorures, et aux lustres magnifiques. Il n’y a pas jusqu’aux tapis qui ne soient dignes des rois.

D’ailleurs, l’Elysée, palais somptueux, date de 1720 ; l’impératrice Eugénie y séjourna. Ce n’est pas Versailles, loin de là (il manque les bassins), mais ça y ressemble. Las cependant des joyaux de la couronne, le peuple français (enfin presque) décerne à son chef 952 grammes en or massif dont l’un des maillons a été gravé à son nom. Un joyau rutilant à l’effigie de François Hollande, donc, avec lequel le jeune Louis Sarkozy s’amusait en 2007…

Grand collier de la Légion d’Honneur, ou l’orfèvrerie au service de la République. On a vu plus beau comme trésor de joaillerie, mais comme il vaut une certaine somme, inutile de le critiquer…

Et quelle classe ce nouveau président ! Sur son trente-et-un dans un costard resplendissant, on ne l’a jamais vu aussi sérieux.

L’orchestre de chambre de la Garde Républicaine s’en donne ensuite à cœur joie, entonnant la Marseillaise et d’autres morceaux plus prosaïques. Les coups de canon ajoutent au faste et au caractère solennel de cette cérémonie.

Les bombes thermonucléaires sont entre de bonnes mains

Un air de tapis rouge cannois, quelques jours en avance. L’impression d’une caste à la tête du pays est flagrante. Seule différence avec la royauté, la transmission des codes nucléaires, moment obligé du cérémonial, pourtant factice : le fait que ce code puisse changer plusieurs fois par jour est un secret de Polichinelle.

Les petits fours

Bien entendu, sans rivaliser avec la garden-party du 14 juillet, toute cérémonie qui se respecte finit avec un apéritif, comportant du champagne et agrémenté de canapés étant la création du traiteur de l’Elysée. Pour sûr : Fauchon et Le Nôtre ne font pas le poids. D’autant que des âmes malveillantes pourraient empoissonner le président… Dieu soit loué, si suspection était, le spectromètre de masse remplacerait les goûteurs.

L’intronisation

Le couronnement – façon de parler – se fait par Jean-Louis Debré, président du Conseil Constitutionnel, qui rappelle à François Hollande qu’il devient le septième Président de la Cinquième République et vingt-quatrième Président de la République Française. Le discours est relativement sobre et bref : Hollande recueille 18 millions des suffrages exprimés, c’est-à-dire la majorité absolue ; en application de l’article 7 de la constitution il est élu légitimement Président. Le Conseil Constitutionnel lui fait part de ses félicitations…

La parade

Et Francis Hollande de remonter sous la pluie les Champs-Elysée en Citroën DS5, accompagné d’un cortège époustouflant : la cavalerie est de la partie, et les Champs-Elysée arborent une image de 14 juillet. Si la nouvelle voiture n’a pas une carrure extraordinaire, mais qu’elle est décrite comme la « voiture de Monsieur Tout-le-monde », on a vu pire…

Lui n’est pas bling-bling

François Hollande est soucieux de ne pas véhiculer l’image bling-bling que donnait son prédécesseur. Encore ce matin, tous les journalistes, ainsi que sa compagne Valérie Trierweiler, qui a sorti ses plus beaux talons, n’ont de cesse de répéter que le Président est un homme modeste. Espérons qu’il le reste… D’aucuns ne prétendent que si l’énarque appréciait faire ses courses, ce n’est plus la marque de supérettes G20 qu’il va fréquenter, mais le vrai G20 (le seul qu’Obama connaisse) !

Pensée sarkozienne

Doit-on dire sarkoziste ou sarkozienne ? Qu’importe, mais je ne pouvais que relever cette sage parole rapportée par Roselyne Bachelot sur BFM TV. Lors de son dernier Conseil des Ministres, Nicolas Sarkozy a en effet eu le mot de la fin : « Ce qui fait le sel de la vie, c’est qu’on va mourir ; ce qui fait le sel de la politique, c’est qu’on va partir ».

L’Elysée rendrait donc philosophe ! Mieux encore, on a tous quelque chose en nous de Sarkozy, selon l’UMP. Quelque chose qui nous pousse vers l’infini ?

Tuée à l’enterrement de son grand-père

J’ai entendu la nouvelle à la radio hier, mais tant cela me semblait étrange, je tenais à le constater de visu sur Internet : ledauphine.com rapporte cette histoire sordide de la mort d’une fillette à l’enterrement de son grand-père, au funérarium de Trèbes (près de Carcassonne). S’étant un peu éloignée du groupe, une poutre en métal est tombée sur la petite fille, qui dans sa chute est tombée sur la tête et a perdu beaucoup de sang…

Décidément, ce fait divers est rocambolesque. Parfois, il y a de quoi se demander si le destin est à l’oeuvre… Cependant, juste après avoir relaté la mort de la jeune Aléna, je ne puis que souligner – au risque de sombrer dans la paranoïa – que (dans le malheur y compris !) les parents devraient veiller à ce que leurs enfants ne s’éloignent pas. Si ce n’est pas de leur faute car les enfants, hagards, touchent à tout,  on a tout-de-même l’impression que la plupart des accidents pourraient être évités en restant maître de soi quelles que soient les circonstances. Ainsi, on a autant de chance de trépasser le jour de la mort d’un proche, pour peu qu’on s’appesantisse en traversant…

Contre les décès kafkaïens, je ne vois qu’une solution : ne pas sortir les jours de tempête (des tuiles peuvent tomber), et ne pas sortir lors des lâchers de taureaux à la feria (on a vite fait de se prendre un coup mal placé). Bien entendu, cela ne garantit pas qu’il ne nous arrivera rien, mais les conseils de prudence ne perdraient rien à être rabâchés…

Pour autant, cela ne dispense pas de s’adonner aux comportements dits ordaliques tel le saut à l’élastique (potentiellement dangereux), car flirter avec le danger est aussi une manière de s’en prémunir, et qu’à force de prudence on ne ferait rien. Mais Dieu soit loué, qu’un enfant meure à l’enterrement de son grand-père est abominablement triste, et le stoïcisme s’impose : tenter de lutter contre les éléments pour lesquels nous pouvons quelque chose, afin que plus jamais pareille mort ne se produise !

Fauchée mortellement en pleine nuit

Ce matin, à la une de ladépêche.fr, il y avait à la lune une nouvelle bien triste : la mort d’une certaine Alena, 17 ans, et qui devait fêter ses 18 cette semaine…

Or un internaute ne manque pas de remarquer en commentaire que si l’article fait la une, c’est probablement en raison de la beauté de cette malheureuse jeune fille : dans un autre contexte, le récit de sa mort eût été classé dans les faits divers.

L’internaute en question subodore-t-il juste ? En dépit du fait que la presse cherche à saupoudrer ses articles d’un brin de sensationnel, une leçon est à retenir : pour une jeune fille (comme pour un jeune homme), belle ou pas belle, se balader vers 2h du matin en scooter (ou pas), qui plus est dans la campagne, est une idée à proscrire. Car en effet, la nuit est dangereuse… Nos ancêtres préhistoriques n’auraient pas pris le risque de faire un pas hors de leur hutte pour aller se dégourdir les jambes en pleine nuit avec les loups et les ours et les tigres ; alors pourquoi prendre ce risque ?
Si cet accident se caractérise par un délit de fuite, Dieu sait si à 2h matin la visibilité est mauvaise et les secours prennent du temps à arriver…

Et l’internaute clairvoyant de préciser : « il se dégage toujours une aura de mystère de la jeunesse qui succombe a la violence aveugle du monde, une impression de pureté éternelle qui ne flétrira jamais. »

Difficile de dire si cette fille a été victime de sa beauté plutôt que d’un chauffard ivre ; toujours est-il qu’elle n’avait rien à faire au beau milieu de la nuit sur la route, pour la bonne raison que la nuit reste hostile, c’est pourquoi on y dort.

Bien sûr, ce comportement hasardeux ne justifie en rien la fuite du meurtrier, mais je préconise aux gens prudents (sans devenir paranoïaques !) de méditer le proverbe qui veut la nuit tous les chats soient gris, et d’appliquer la sagesse ancestrale qui veut que nuit soit réservée aux bêtes féroces. Surtout quand est pas à plusieurs, dans une grande ville, et dans un habitacle de voiture, plus sûr…

Mystère donc que de rouler toute seule à 2h du matin, et à quoi sert-il d’être si belle si un copain n’est pas là pour nous ramener de soirée… Quant au cinglé errant la nuit – car pour laisser un être humain au bord de la route il ne faut pas avoir toute sa raison – il a été arrêté ce matin. Même si rien ne ramènera cette jeune fille, espérons que justice soit faite ; et rappelons-nous que la prévention vaut mieux que tout.

Encore une fois, si notre grand-père d’il y a dix-mille ne s’aventurait pas la nuit dans des contrées inhospitalières, les choses demeurent identiques : un bout de ferraille allumé appelé téléphone portable et qui en rassure tellement n’empêche pas beaucoup de drames.

Edit : le suspect aurait consommé de l’alcool et des stupéfiants : http://www.ladepeche.fr/article/2012/05/10/1349788-mort-d-alena-le-chauffard-ecroue.html

Clap de fin pour Sarko

Je suis venu vous dire que je m’en vais… Le quinquennat touche à sa fin, et par là même les années Sarkozy. Humour de droite n’a pas raté la fin du film :

Pascal dit « le nez de Cléopâtre s’il eût été plus court, toute la face de la terre aurait changé » ; et les twittos de parodier cette phrase : « Si DSK n’avait pas pris une douche, la face de la France aurait changé ». De même, si Hulot avait été à la place de Joly, les Verts auraient pu faire 10%, et l’UMP compter sur le report de voix…

Quelle étrangeté que ce monde politique ! Souhaitons ainsi bon vent à Monsieur Sarkozy, à qui on a assez reproché son côté bling-bling. Adieu beau gosse. Il te reste Carla… et Vendetta (qui plierait bagage) !

Sarkozy au confessionnal

Après la pluie le beau temps ; ou l’éclaircie avant l’orage. Ce matin, après le débat de l’entre deux-tours, Nicolas Sarkozy délaisse la politique et se confesse sur RTL, révélant l’image de Monsieur Tout le monde qu’on ne lui connaissait pas.
Quand il s’agit d’évoquer sa vie personnelle, et notamment son enfance, il tient des propos pour le moins croustillants, surtout en parlant chouquettes :

Je n’aime que la glace café et le matin, pour me faire plaisir, y a des chouquettes. C’est un souvenir d’enfance : le matin quand j’allais à l’école, j’avais des pantalons courts et mon cartable sur le dos, je demandais 100g de chouquettes, c’était mon petit déjeuner. La boulangère, qui était très belle, me mettait 100g dans un petit sac en papier.

Quand j’étais tout petit je vivais chez mon grand-père. Le jeudi on allait faire une grande promenade, et c’est comme si j’allais au bout du monde.
En sortant du métro, il me prenait par la main et on allait au premier café. Pas le deuxième, le premier !  Il disait: « Un noir pour moi, et pour le petit une orange pressée. » Voilà mon premier souvenir.

Sans oublier qu’à lui aussi il faut faire un schéma des boutons de la télécommande :

Même un truc aussi simple que se mettre sur le câble avec la télévision et les 3 télécommandes… Si vous saviez que je dois marquer sur un p’tit papier les différentes manœuvres pour m’en servir ! Et si Carla n’est pas là, alors j’ai un vrai problème […] Et alors quand vous avez l’idée de mettre un DVD pour un film, le lendemain pour retrouver le câble ça met une demi-heure !

Puis, l’achat de son premier vélo à 14 ans, et le maillot « particulièrement grotesque » qui allait avec, le laisse tout chose. Entre coups de cœur et anecdotes, une lueur de philosophie, avec un brin de nostalgie sans doute, éclaire le plateau ; Sarkozy aborde le temps qui passe, et les souvenirs qui l’en imprègnent :

Je me demande pourquoi je me souviens de ça. On s’aperçoit avec la vie qui passe qu’on se souvient de choses, sans que vous les ayez choisies…

Émouvant discours qui n’est pas sans rappeler les confessions de Valérie Trierweiler sur son compagnon (tel l’amour hollandais pour le beurre, ainsi que la fâcheuse habitude de laisser les placards ouverts). Surtout, cette interview change de l’ordinaire du Président de la République ! On dirait – presque – l’homme de la rue.

Source : http://lelab.europe1.fr/t/apres-le-debat-nicolas-sarkozy-parle-chouquettes-et-telecommande-2277

Moi président de la République…

Tandis que fusent les paroles vindicatives entre Hollande et Sarkozy, moi consciencieux blogueur, je ne peux que relever le cultissime « Moi président de la République » qui fait le tour de Twitter, où il bénéficie même de son propre hashtag. D’autant plus que François Hollande emploie l’anaphore, figure de style courante dans les anthologies et qui consiste en la répétition d’un terme à de nombreuses reprises. Chapeau s’il n’a pas répété devant un miroir !

Une mise en scène théâtrale

Le candidat – qui s’y croit déjà use d’une sorte de gimmick (élément scénaristique répété de façon récurrente et apte à capter l’attention). Le tout est de pas en user à outrance… Cécile de Ménibus plaisante d’ailleurs avec son jeu concours : combien y avait-il de « moi président de la République ? »

Et un autre twitto de lancer : « Moi président de la République j’ouvrirai le premier Burger King en France ». Sans oublier qu’un certain garçonnet, François, aurait reçu comme punition de répéter 466 fois « Moi président de la République » !

Mythifié par le célèbre « monopole du cœur » en 1974, puis par l' »homme du passif » en 1981, le débat de l’entre deux-tours s’est imposé comme une tradition française, très codifiée rappelle le magazine Slate, en raison du désarçonnement de Mitterrand face à Giscard d’Estaing. Furent ainsi instaurés dès 1981, et ce à l’instigation de Miterrand, le temps de parole et l’absence des plans de coupe censés révéler la frustration. Plus qu’un moment décisif, cette joute oratoire est un rituel inspiré du débat de 1960 entre Kennedy et Nixon, premiers à se servir de la télévision comme un instrument de campagne.

A consommer avec modération

L’abus d’anaphore nuit-il gravement à la vérité ? D’aucuns ne diront que seize fois, c’est quinze fois de trop ; pourtant Nicolas Sarkozy dans son discours de Dijon (2007) martela à quarante-six reprises « Pourquoi tant de haine », sans que grand monde ne lui reprochât cette litanie. Reste que l’admonestation du président-sortant au vilain « petit calomniateur » (sic) marque indéniablement moins les esprits.

Égocentrisme hollandais ?

Toute la question est de savoir si cette scansion est un trait de caractère occulte de François Hollande, ou s’il joue là son va-tout en misant sur la carte de la tonitruance. Voulait-il faire le buzz, susciter la polémique, ou au contraire parler sans ambages et édicter clairement ses principes ? Ce « moi » répété en boucle connote-t-il un certain égocentrisme ; n’aurait-il pas mieux valu s’adresser directement au peuple de France : moi à la tête du peuple de Franc, pour reprendre l’expression si chère à Nicolas Sarkozy ? Les observateurs ont un avis mitigé sur la question plutôt épineuse. D’autant que Hollande tenant des propos acerbes, on lui reproche son mépris et mettre la charnue avant les boeufs, et Hollande pas assez ferme, on lui reproche d’être trop mou.

Un bon souvenir

L’invective de Sarkozy en jette décidément moins que le tour de force rhétorique accompli par son rival. Gageons que tout ce dont on se souviendra de cette dégelée dans quelques années est cet égrenage – un brin arrogant – de promesses électorales, à propos desquelles seul l’avenir nous dira si ce sont des paroles en l’air ou une profession de foi sérieuse. Pour l’heure, Hollande, en nous mettant devant le fait accompli, signe une réplique ampoulée bonne à rejoindre le florilège des phrases mémorables « Dites-le avec l’INA ».

Mais plutôt que de s’appesantir en bien ou ou en mal, méditons donc ces vers de Corneille dans Suréna (1674) :

Je veux qu’un noir chagrin à pas lents me consume,
Qu’ il me fasse à longs traits goûter son amertume ;
Je veux, sans que la mort ose me secourir,
Toujours aimer, toujours souffrir, toujours mourir.

Hollande et Sarkozy se disputent âprement le pouvoir. Et si la politique, quelqu’en soit la couleur, se résumait en ces mots : toujours vociférer, toujours promettre, toujours parler. Agir quelquefois ?

Donnons un coup de pied dans la fourmillière !

J’aurai pu titrer Pauvre DSK bis, mais ce n’est pas très élégant ! Pour autant, plus le temps passe, plus je plains ce brave DSK. Pourquoi ? Car le juge new-yorkais (de son petit nom McKeon) décide aujourd’hui de ne pas abandonner les poursuites dans l’affaire du Sofitel. Une procédure civile contre DSK est entamée… Mais rappelons que DSK fut acquitté au pénal le 23 août !
Alors je vous pose la question : si DSK est innocent, pourquoi une procédure ? Pourquoi verser des dommages et intérêts à une femme déboutée en instance pénale ?
De deux choses l’une : DSK est coupable de viol, auquel cas il mérite la prison ; ou il est innocent et Nafissatou Dialo – consentante – est une menteuse qui mérite d’être poursuivi pour dénonciation de délit imaginaire.

La justice est tout bonnement délirante, kafkaïenne, incohérente ou insensée si l’on préfère ! Ces poursuites ubuesques me rappellent le projet de loi Pi de l’Indiana : on faillit voter une loi fixant le nombre Pi à 3,2, invalidant ainsi sa transcendance, et par là même son irrationalité.

De la sorte, quiconque eût affirmé que Pi comportait une infinité de décimales eût été passible de poursuites judiciaires pour délit d’atteinte à la « vraie » valeur de Pi. Voyez les guillemets : ce n’est pas parce que la justice décide arbitrairement du réel qu’elle a raison. Les erreurs judiciaires sont monnaie courante, tout comme les législations délirantes. En la matière, les Etats-Unis, très attachés à leur système judiciaire sont d’ailleurs champions ; voici un florilège de leurs lois les plus folles ridiculisant à jamais la justice (figurez-vous qu’en France, la justice dysfonctionne tout autant, ou plutôt les autorités sont fortes pour arrêter les meurtriers, mais le reste fonctionne une fois sur deux…) :

Sur le sexe

1 – A Bakersfield en Californie, si vous prévoyez d’avoir des relations sexuelles avec Satan, vous devez utiliser des préservatifs.

2 – En Floride, il est interdit de tripoter un porc-épic.

3 – Au Minnesota, on ne peut pas avoir de relations sexuelles avec un poisson vivant. Par contre, s’il est mort, tout est possible.

4 – A Dyersburg (Tennessee), il est interdit pour les femmes de proposer un rendez-vous galant à un homme.

5 – A Merryville (Missouri), les femmes ne doivent pas tenter de modifier leur tour de taille : de ce fait, les corsets sont interdits.

6 – En Alabama, la vente de jouets sexuels est interdite.

7 – Dans l’état de Washington, il est tout à fait légal de faire l’amour avec un animal, à condition qu’il ne pèse pas plus de 18 kg.

8 – A Washington D.C., le missionnaire est la seule position autorisée.

9 – Au Colorado, il est interdit d’embrasser une femme qui dort.

10 – Dans l’Utah, il est interdit d’avoir des relations sexuelles avec des animaux contre de l’argent.

Sur le reste

Alabama :
– Il était illégal de jouer aux dominos le dimanche.
– Il était illégal de porter une fausse moustache qui puisse faire rire l’église.
– Mettre du sel sur une voie ferrée pouvait être passible de la peine de mort.

Alaska :
– A Fairbanks, il était illégal de donner de l’alcool à une souris.
– Il était légal de tuer les ours, mais il était illégal de les réveiller pour les photographier.

Arizona :
– A Tucson, il était illégal pour les femmes de porter un pantalon.
– A Globe, il était illégal de jouer aux cartes dans la rue avec un indien.
– A Glendale, il était illégal de conduire en marche arrière.
– A Nogales, il était illégal de porter des bretelles.

Arkansas :
– Un homme a le droit de frapper sa femme… une fois par mois.
– A Fayetteville, il était illégal de tuer “toute créature vivante”.
– Les professeurs qui se coiffent au carré renoncent a leurs augmentations de salaire.
– Le flirt entre homme et femme dans les rues de Little Rock peut rapporter 30 jours de prison.

Californie :
– A Los Angeles, un homme peut légalement frapper sa femme avec une ceinture de cuir, a condition que la ceinture fasse. moins de 2 pouces de large, ou s’il a l’autorisation de sa femme d’en utiliser une plus large.
– Il était illégal de tirer au fusil sur quoi que ce soit depuis sa voiture, sauf si c’était une baleine.
– A Pacific Grove, la chasse au papillon peut en rapporter une amende de 500$.
– A Pasadena, il était illégal pour une secrétaire d’être seule avec son patron.
– Il était illégal de monter un piège a souris sans permis de chasse.
– A Long beach, il était illégal de jouer au mini golf.
– A San Francisco, il était illégal de nettoyer sa voiture avec des sous-vêtements usages.
– Il était illegal de pleurer a la barre des témoins du tribunal de Los Angeles.

Colorado :
– A Durango, il était illégal de sortir dans la rue vêtu de façon a laisser un doute sur son sexe
– A Logan Country, il était illégal d’embrasser une femme endormie
– A Pueblo, il était illégal de laisser des pissenlits pousser dans les limites de la ville

Connecticut :
– A Hartford, il était illégal de dresser un chien
– Il était illégal de jeter les lames de rasoir usagés
– En Nouvelle Angleterre, la vitesse des camions de pompier était limitée a 40km/h, même pour aller sur un incendie
– A Hartford, il était illégal d’embrasser sa femme le dimanche

Delaware :
– A Lewes, le port du pantalon moulant était interdit
– Il était illégal de se marier suite a un pari
– Il était illégal de survoler toute étendue d’eau sans emporter suffisamment d’eau et de nourriture

Floride :
– A Miami, il était illégal pour tout homme de porter une robe sans bretelle
– Les femmes célibataires qui font du parachute le dimanche atterriront en prison
– A Saratosa, il était illégal de chanter en maillot de bain

Hawaii :
– Il était illégal de se promener vêtu d’un bonnet de bain uniquement
– Il était illégal de posséder une mangouste sans permis

Idaho :
– A Pocatello, il était illégal de porter une arme cachée, sauf si une autre, identique, était visible
– Dans la même ville, il était interdit aux piétons et automobilistes de faire des grimaces, de dire des injures ou des remarques qui peuvent donner mauvaise réputation a l’ensemble de la population
– Les boites de bonbons données en gage d’amour doivent peser plus de 25 livres (12 Kg)

Maine :
– A portland, il était interdit aux hommes de chatouiller leurs femmes avec un plumeau
– Les paris sont limites a une somme maximale de 3 dollars
– A Rumford, il était illégal pour un locataire de mordre son propriétaire
– A Waterville, il était illégal de se moucher en public

Maryland :
– A Baltimore, il était illégal de nettoyer les bassins
– Depuis 1833, toute personne qui a joue au bowling peut être passible de 2 dollars d’amende
– A Halethorpe, il était illégal d’embrasser plus d’une seconde
– Il était illégal de maltraiter les huîtres
– Il était illégal de passer “short people” de Randy Newman a la radio

Massachusetts :
– A Salem, il était illégal pour un couple de dormir nus s’ils louent une chambre
– Il était illégal de transporter un pistolet-laser
– Les duels au pistolet a eau sont interdits
– A boston, il était illégal de prendre un bain sans prescription médical
– En 1659, Noël a été déclarée “fête hors la loi”

Source : vous les trouverez vous-mêmes ; ces lois – et bien d’autres – ne sont pas une blague même si certaines d’entre elles ont évidemment été abrogées. J’ignore ce que vous en pensez, mais moi je trouve que la justice a sacrément besoin d’être réformée… Si la justice est encore plus folle outre-atlantique, elle l’est aussi en France : la distinction entre procédure civile et pénale vaut tout autant ici ! Comme la parole des juges vaut parole d’évangile, on peut très bien être relaxé au pénal et poursuivi au civil, sans que personne ne s’indigne de cette incongruité, qui n’est que la face cachée de l’iceberg. La justice fonctionne bel et bien aussi follement que dans Alice au Pays des merveilles, et on n’est pas loin des conclusions de la Reine Rouge : « qu’on lui coupe la tête – le verdict d’abord, le procès après ».
Entres autres réformes souhaitables, il serait grand temps de donner un coup de pied dans la fourmillière judiciaire. Aucun candidat ne se posant en tamanoir, j’en appelle au peuple pour fourbir ses armes et mener la révolution.

Sinon, on peut se tourner vers la science et la philosophie, disciplines éminemment plus sérieuses que le droit (qui par la non remise en cause dogmatique des lois relève plutôt de la religion, sauf que Dieu s’appelle Parlement). Il faut seulement espérer n’avoir jamais affaire à la justice, machine inertielle qui une fois lancée vous broie tout cru dans son étau. Sauf peut-être si vous avez de l’argent 😀 Car s’il est un peu probable qu’un criminel fortuné s’en sorte indemne, il est fort probable d’écoper de dix-quinze ans au lieu de la perpétuité…
Bien entendu, ne fustigeons pas les juristes ou le droit en général, mais plutôt les textes et décisions ne relevant pas du bon sens. En l’occurrence, on devrait méditer sur le jugement de Salomon et les dix commandements, ou encore le jugement de Saint-Yves. Si en trois millénaires, la société a bien changé, le bon sens ancestral est toujours d’actualité. Et la justice a, à mon humble avis, du plomb dans l’aile pour quelques millénaires encore…

Pauvre DSK…

J’ai envie de m’insurger contre la justice injuste ! Car Monsieur Strauss-Kahn m’inspire sinon la pitié, la sympathie : à propos de l’anniversaire de Julien Dray, j’entends aux informations Ségolène Royal expliquant avoir tourné les talons en raison de la présence de DSK. « Au nom du droit des femmes », précise-t-elle. Pour être passé par la justice (dans des circonstances différentes), je suis bien placé pour vous dire que la justice dysfonctionne : elle nomme faits les allégations et victimes les plaignants, à tel point qu’on est souvent cuit avant que le four ait été allumé. Bientôt la présomption d’innocence sera un délice de Capoue, et les suspects seront les coupables (même si l’argent peut arranger les choses : on pense aux dignes avocats Benjamin Brafman et Kenneth Thompson !). Toujours est-il qu’on évoque DSK comme un pestiféré, oubliant qu’il n’a jamais été condamné pour viol, mais que l’affaire du Sofitel a fait l’objet d’un non-lieu, et que l’affaire du Carlton est en cours d’instruction… Quand bien-même DSK reconnu serait coupable, les mytho-nympho, ça existe : Alexandra Paressant, Zahia Dehar en sont l’archétype, et les affaires d’escort-girls déferlent régulièrement la chronique. Je ne préjuge pas que Nafissatou Diallo soit mythomane ou nymphomane – loin de là : le fait que DSK soit un bon-vivant est un secret de Polichinelle – je déplore seulement que la justice se complaise à détériorer l’image de certaines gens, au point de ruiner parfois leur vie. Je pense à l’affaire Caroline Nolibé, où la justice s’est acharnée à vilipender un père innocent. Qu’importent les excuses publiques une fois qu’on a calomnié… Le droit des femmes est une chose honorable, mais ce micmac holywoodien en est une autre : DSK avec les menottes devant les caméras du monde entier relève du perp walk, lynchage médiatique à l’américaine où la police fait parader un suspect (on a d’ailleurs demandé aux journalistes : « C’est bon, toutes les télés sont prêtes ? »). Paradoxalement, si les Américains se veulent défenseurs des droits de la femme, ils n’ont fait que montrer une chose : quand on du fric, on s’en sort. Quelque soient les faits commis ou non par DSK, cette affaire jette l’opprobre sur la justice. Et j’ai du mal à croire qu’un homme de cette envergure financière n’ait pu se payer une pute plus belle, quant à un viol pour l’ex-président du FMI, cela me paraît peu probable pour un haut dignitaire d’une instance mondiale. N’allez pas me faire dire ce que je n’ai pas dit : bien sûr que les canons de beauté ne sont pas les seules à êtres violées (loin de là), et bien sûr aussi qu’en dépit des plus hautes distinctions un homme reste un homme. Cependant, il me paraît également peu probable qu’un homme si haut placé se jette sur la première venue ! Ce ne serait pas la première femme consentante à affirmer par la suite qu’elle ne l’était pas… Cela ne signifie nullement que toutes les femmes se comportent de la sorte et qu’il faille les stigmatiser, cela signifie qu’avant de divulguer un soi-disant scandale sur la place publique, les autorités feraient mieux de tourner sept fois leur langue dans leur bouche (et le journalistes avec : combien de scoops ont anéanti des personnes ?). Ma conclusion est la suivante : même si t’es un bandit, DSK, la justice, cette cupide hypocrite, est – généralement – plus pourrie que toi : je suis avec toi, bonhomme.