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Clap de fin pour Sarko

Je suis venu vous dire que je m’en vais… Le quinquennat touche à sa fin, et par là même les années Sarkozy. Humour de droite n’a pas raté la fin du film :

Pascal dit « le nez de Cléopâtre s’il eût été plus court, toute la face de la terre aurait changé » ; et les twittos de parodier cette phrase : « Si DSK n’avait pas pris une douche, la face de la France aurait changé ». De même, si Hulot avait été à la place de Joly, les Verts auraient pu faire 10%, et l’UMP compter sur le report de voix…

Quelle étrangeté que ce monde politique ! Souhaitons ainsi bon vent à Monsieur Sarkozy, à qui on a assez reproché son côté bling-bling. Adieu beau gosse. Il te reste Carla… et Vendetta (qui plierait bagage) !

Pauvre DSK…

J’ai envie de m’insurger contre la justice injuste ! Car Monsieur Strauss-Kahn m’inspire sinon la pitié, la sympathie : à propos de l’anniversaire de Julien Dray, j’entends aux informations Ségolène Royal expliquant avoir tourné les talons en raison de la présence de DSK. « Au nom du droit des femmes », précise-t-elle. Pour être passé par la justice (dans des circonstances différentes), je suis bien placé pour vous dire que la justice dysfonctionne : elle nomme faits les allégations et victimes les plaignants, à tel point qu’on est souvent cuit avant que le four ait été allumé. Bientôt la présomption d’innocence sera un délice de Capoue, et les suspects seront les coupables (même si l’argent peut arranger les choses : on pense aux dignes avocats Benjamin Brafman et Kenneth Thompson !). Toujours est-il qu’on évoque DSK comme un pestiféré, oubliant qu’il n’a jamais été condamné pour viol, mais que l’affaire du Sofitel a fait l’objet d’un non-lieu, et que l’affaire du Carlton est en cours d’instruction… Quand bien-même DSK reconnu serait coupable, les mytho-nympho, ça existe : Alexandra Paressant, Zahia Dehar en sont l’archétype, et les affaires d’escort-girls déferlent régulièrement la chronique. Je ne préjuge pas que Nafissatou Diallo soit mythomane ou nymphomane – loin de là : le fait que DSK soit un bon-vivant est un secret de Polichinelle – je déplore seulement que la justice se complaise à détériorer l’image de certaines gens, au point de ruiner parfois leur vie. Je pense à l’affaire Caroline Nolibé, où la justice s’est acharnée à vilipender un père innocent. Qu’importent les excuses publiques une fois qu’on a calomnié… Le droit des femmes est une chose honorable, mais ce micmac holywoodien en est une autre : DSK avec les menottes devant les caméras du monde entier relève du perp walk, lynchage médiatique à l’américaine où la police fait parader un suspect (on a d’ailleurs demandé aux journalistes : « C’est bon, toutes les télés sont prêtes ? »). Paradoxalement, si les Américains se veulent défenseurs des droits de la femme, ils n’ont fait que montrer une chose : quand on du fric, on s’en sort. Quelque soient les faits commis ou non par DSK, cette affaire jette l’opprobre sur la justice. Et j’ai du mal à croire qu’un homme de cette envergure financière n’ait pu se payer une pute plus belle, quant à un viol pour l’ex-président du FMI, cela me paraît peu probable pour un haut dignitaire d’une instance mondiale. N’allez pas me faire dire ce que je n’ai pas dit : bien sûr que les canons de beauté ne sont pas les seules à êtres violées (loin de là), et bien sûr aussi qu’en dépit des plus hautes distinctions un homme reste un homme. Cependant, il me paraît également peu probable qu’un homme si haut placé se jette sur la première venue ! Ce ne serait pas la première femme consentante à affirmer par la suite qu’elle ne l’était pas… Cela ne signifie nullement que toutes les femmes se comportent de la sorte et qu’il faille les stigmatiser, cela signifie qu’avant de divulguer un soi-disant scandale sur la place publique, les autorités feraient mieux de tourner sept fois leur langue dans leur bouche (et le journalistes avec : combien de scoops ont anéanti des personnes ?). Ma conclusion est la suivante : même si t’es un bandit, DSK, la justice, cette cupide hypocrite, est – généralement – plus pourrie que toi : je suis avec toi, bonhomme.